Le vote électronique lors des élections sociales séduit les employeurs

De nombreuses entreprises, essentiellement celles de plus de 200 travailleurs, ont décidé d'abandonner le vote manuel pour les prochaines élections sociales.

De plus en plus d'employeurs optent pour le vote électronique lors des élections sociales. Ils étaient moins de 1% en 2016. Ils sont désormais plus de 15% à privilégier ce mode de scrutin.

Entre le 11 et le 24 février, soit la période au cours de laquelle sont annoncées les dates exactes des élections sociales, les entreprises doivent indiquer si elles sont parvenues à un accord au sujet du vote électronique avec leurs délégations syndicales. D'après les données du prestataire de services RH Acerta, plus de 15% des employeurs ont déjà choisi de recourir à cette option pour le scrutin à venir, soit beaucoup plus qu’en 2016. Lors de cette dernière élection, le pourcentage des entreprises ayant voté de la sorte s’élevait à moins de 1%.

Une procédure assouplie

L'assouplissement de la procédure encadrant le vote électronique constituerait l'explication principale de ce succès. "En 2016, tout comme pour les élections fédérales, les bureaux de vote étaient équipés de bulletins papier ou d’écrans. Toute personne qui désirait voter lors des élections sociales devait donc se déplacer jusqu’au bureau. Cette année, le vote électronique n’est plus rattaché à aucun bureau: vous pouvez donc voter où que vous soyez, à condition que vous utilisiez le réseau sécurisé de votre employeur", explique Olivier Marcq, juriste chez Acerta.

Outre le fait qu'il permette aux télétravailleurs de participer au scrutin, le vote électronique présente d'autres avantages, tels que sa simplicité et sa rapidité d'utilisation. Anonyme et sécurisé, car seuls des fournisseurs agréés peuvent le proposer, il permet aussi un gain de temps lors du dépouillement, désormais confié à un ordinateur.  

Ce sont surtout les entreprises de plus de 200 collaborateurs, qui optent pour le vote électronique.
Olivier Marcq
Juriste chez Acerta

Une option qui a un prix

Revers de la médaille, ce mode de scrutin a un coût qui peut s'avérer important, en particulier pour les petites structures. Organiser des élections sociales à l'ancienne sur papier entraîne toutefois également des dépenses considérables. Au-delà des frais administratifs associés à toute la préparation du scrutin (papiers, enveloppes, listes, impressions, estampillages, pliages, distributions, courriers recommandés, etc.), l'élection elle-même entraîne un coût. 

"Nous constatons que ce sont surtout les plus grandes entreprises, de plus de 200 collaborateurs, qui optent pour le vote électronique. Pour elles, le coût d’une organisation classique des élections est en effet plus élevé que pour les plus petites entreprises. Le vote électronique constitue donc un choix responsable", conclut Olivier Marcq.

Des données récoltées par Acerta, il ressort enfin que les jours de vote les plus populaires dans les entreprises seront, cette année, les mardi 12 et jeudi 14 mai.

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