Léger repli du déficit public et de la dette publique en 2018

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Le déficit public et la dette publique de la Belgique ont légèrement reflué en 2018.

Le déficit public belge s'est établi à 0,7% du produit intérieur brut (PIB) en 2018, en légère contraction par rapport à 2017 (0,8% du PIB), alors que la dette publique s'est contractée de 1,4 point de pourcentage, à 102% du PIB. Ce sont les chiffres annoncés ce jeudi par la Banque nationale de Belgique (BNB). De quoi réjouir la ministre du Budget, Sophie Wilmès (MR). "On a pu croire que lorsque nous disions que le déficit avait été divisé par trois et puis par quatre sous cette législature, c’était un simple slogan. Mais ce n’est pas le cas. C'est un fait avéré et vérifié."

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Après quatre années de recul, le ratio des dépenses primaires augmente de 0,4% du PIB par rapport à 2017, pour ressortir à 50,1% du PIB.

"Après quatre années de recul, le ratio des dépenses primaires augmente de 0,4% du PIB par rapport à 2017, pour ressortir à 50,1% du PIB tandis que les charges d'intérêts régressent de 0,2% du PIB, pour représenter 2,3% du PIB. Les recettes progressent, quant à elles, de 0,4% du PIB, pour s'établir à 51,7% du PIB", constate la BNB.

La hausse des dépenses primaires s'explique par la croissance des prestations sociales, en particulier de celles des pensions de retraite, mais aussi par la hausse des transferts au reste du monde (2017 avait été marquée par une diminution temporaire de la contribution de la Belgique au budget de l'Union européenne) ainsi que par une "vive" augmentation des investissements des pouvoirs locaux durant l'année des élections locales ainsi que celle des communautés et régions, selon la BNB.

La Banque nationale constate que "l'accentuation de la majoration d'impôts en cas de versements anticipés insuffisants a, comme l'année passée, contribué à gonfler les versements anticipés des sociétés".

Les charges d'intérêt sur la dette publique se sont élevées à 10,15 milliards d'euros tandis qu'elles avaient atteint 10,86 milliards d'euros. Entre 2014 et 2018, ces charges ont reflué de près de 3 milliards d'euros grâce à la baisse des taux d'intérêt. Dans l'autre sens, l'augmentation des recettes s'explique principalement par celle des recettes fiscales et parafiscales (+0,3% du PIB), comme l'impôt des sociétés.

A cet égard, la Banque nationale constate que "l'accentuation de la majoration d'impôts en cas de versements anticipés insuffisants a, comme l'année passée, contribué à gonfler les versements anticipés des sociétés".

La dette publique atteignait 459,65 milliards d'euros fin 2018, contre 454,11 milliards un an plus tôt. Le PIB belge s'élevait quant à lui à un peu plus de 450 milliards d'euros fin 2018 contre plus de 439 milliards d'euros fin 2017.

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