Les canaux d'embauche traditionnels résistent

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Pour trouver un emploi, les Belges s’adressent d’abord aux services publics, puis consultent les sites d’offres d’emploi.

À l’heure des médias sociaux, les canaux de recrutement traditionnels que sont les annonces publiées par les organismes régionaux (Forem, VDAB, Actiris) et les agences d’intérim font mieux que résister. Ils sont même restés les principales voies d’accès à un contrat de travail.

C’est ce qui ressort d’une enquête menée par la société d’intérim Randstad auprès d’un millier de demandeurs d’emploi.

Les acteurs publics ont pris très tôt le train de la digitalisation.

Lorsqu’ils cherchent un emploi, les Belges s’adressent d’abord aux services publics (54%), consultent les sites d’offres d’emploi (39%) et les agences d’intérim (39%). Et lorsqu’ils trouvent un emploi, c’est généralement via les services publics (28%), les agences d’intérim (26%) ou leurs relations personnelles (26%).

Ce constat ne se vérifie pas partout. Dans les autres pays (à l’exception de la France), les agences publiques – toujours selon l’enquête – jouent un rôle beaucoup moins important dans la recherche d’emploi.

Le bouche-à-oreille

Si les sites d’offres d’emploi déçoivent, c’est pour deux raisons, estime Jan Denys, expert du marché du travail chez Randstad. "Historiquement, les acteurs publics ont sauté très tôt sur le train de la digitalisation. D’autre part, nous pouvons nous appuyer sur un écosystème unique de coopération entre les secteurs public et privé. C’est ainsi que les offres d’emploi de Randstad sont transmises au VDAB, au Forem et chez Actiris, et vice-versa."

On voit aussi que le bouche-à-oreille (connaissances, relations) est resté un canal privilégié pour qui cherche un emploi ou souhaite se réorienter professionnellement.

Cela ne signifie pas que les réseaux sociaux ne sont pas utiles dans la recherche d’un emploi. "Ils ne se substituent pas aux dispositifs existants, ils se superposent à ceux-ci", précise Jan Denys.

Une distinction s’impose toutefois. Les personnes moins diplômées s’appuient volontiers sur Google et Facebook, tandis que les profils plus qualifiés passent plus souvent par Twitter ou LinkedIn.

Sans surprise, les jeunes sont les plus friands des réseaux sociaux dans leurs recherches d’emploi, mais ce choix ne se fait pas au détriment des canaux classiques, observe encore Randstad.

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