Les coulisses de la rédaction

L'Echo vous livre quelques informations récoltées en coulisses.

Next Gen EU: what’s in a name?

C’est une tempête dans un verre d’eau à 7.500 euros. La Commission européenne vient de remplacer sa grande bâche promotionnelle, en tête de gondole du Berlaymont. La précédente, sobre, annonçait en lettres grasses: «Next Generation EU». La nouvelle, «spitante», annonce cette fois: «Next Gen EU».
Même message donc, mais un brin rajeuni. Le jeu en valait-il le prix de la bannière ? Pense-t-on à la Commission que le pékin moyen qui entrevoit cette triple onomatopée sur des images au journal télévisé aura la moindre idée de ce que «Next Gen EU» peut vouloir dire ?
«Nous espérons que vous pourrez nous aider à faire en sorte que ce nom soit reconnu, qu’il soit compris par les citoyens», a tenté cette semaine le porte-parole de la Commission à l’adresse du corps de presse basé à Bruxelles.
Le nom officiel du plan de relance européen (prononcez «Nextdjèniou») finira-t-il par être «reconnu et compris» ? Ou, à l’image du Foreign Assistance Act américain – le plan Marshall –, finira-t-il par être rebaptisé pour la postérité ?
En attendant la réponse, les opérations de com’ de la Commission pour faire connaître ce nom donnent du travail à l’ASBL liégeoise Designpoint, où les banderoles du Berlaymont sont upcyclées en sacs et sacoches !

Ces jeunes du "Vendredi" qui prennent la relève

Audrey Hanard a été officiellement élue à la présidence de bpost mercredi dernier. Une belle reconnaissance pour celle qui est actuellement partenaire associée de la firme de consultance Dalberg spécialisée dans le développement durable. Ce n’est pas son premier poste en tant que présidente. Elle a en effet présidé le Groupe du Vendredi, ce «think tank» de jeunes de 25 à 35 ans dont L’Écho publie les chroniques un vendredi sur deux. Ce « Friday Group » apparaît comme un réel vivier de talents. Un autre de ses anciens présidents, Brieuc Van Damme, est devenu l’an dernier directeur général de l’important service soins de santé à l’Inami. Il avait auparavant travaillé pour Alexander De Croo et Maggie De Block. Lors de la formation du gouvernement De Croo, deux anciens du Groupe du Vendredi ont été nommés en tant que secrétaires d’État: Thomas Dermine (PS) pour la relance et les investissements stratégiques et Sammy Mahdi (CD&V) pour l’asile et la migration. Un autre ancien, Naïm Cordemans, est conseiller au cabinet de Thomas Dermine. Si vous ajoutez à cela que l’actuel vice-président du Groupe, Sam Proesmans, est conseiller Santé chez Alexander De Croo et que la présidente Magali Van Coppenolle travaille aujourd’hui pour la Banque d’Angleterre, on se dit que la relève est assurée.

Une vente haute en couleur

La saga autour de la vente relancée de l’opérateur télécoms VOO tient de plus en plus de l’arc-en-ciel. Et pour cause, dans l’appel à se manifester adressé aux candidats acheteurs par le management, le nom de code de l’opération interpelle l’oeil averti: «Project Violet». Ah bon? Sauf erreur, de notre part, l’on avait plutôt classé l’entreprise dans les camaïeux de fuschia, allant du rose au magenta, que du côté du champ chromatique du violet, traditionnellement attribué à l’opérateur historique Proximus. Mais ce léger daltonisme peut se comprendre au vu des éclats de couleur qui se mélangent depuis plusieurs années désormais. En effet, si l’on remonte le fil, les Verts ont les premiers décrié la couleur choisie par les Rouges, sous le regard des Bleus. S’en était suivie une première vente, qui avait amené les Jaunes (Telenet) puis Orange à faire offre, avant de voir le fonds américain Providence avancer en solo vers un rachat. Qui fut assez rapidement cassé, obligeant ainsi l’intéressé à repartir d’une feuille blanche après avoir sûrement broyé du noir. Aujourd’hui, le spectre de l’épisode plane toujours alors que les appétits s’attisent et devraient se donner à voir dans les jours qui viennent.

Deux Geens valent-ils deux Van Quick?

Dans deux textes de loi publiés au Moniteur le 16 mars dernier, dont la loi visant à améliorer la transparence du Service des décisions anticipées, le rédacteur s’est malencontreusement pris les pieds dans le tapis… Il a confondu Koen Geens et Vincent Van Quickenborne! Autrement dit, il semble avoir oublié que le gouvernement fédéral a changé le 30 septembre 2020 et que le démocrate chrétien flamand Geens a cédé son portefeuille au libéral flamand « Van Quick». Qu’à cela ne tienne, le Moniteur a publié, deux semaines plus tard, deux textes rectificatifs. On y explique sobrement qu’aux pages 23.753 et 23.752, il faut remplacer « K. Geens » par «V. Van Quickenborne ». Sans plus de détails. Ouf, heureusement que quelque part, peut-être, qui sait ?, au cabinet de l’actuel ministre de la Justice, quelqu’un veillait. Sans quoi, on aurait eu deux lois bancales. Reste qu’on se demande si les changements de gouvernement à répétition perturbent à ce point les professionnels des textes de loi. Sur les 20 dernières années, on a eu droit à 12 gouvernements fédéraux différents, contre 10 sur les 20 années précédentes : il y a donc en effet une légère accélération du rythme…

Un bleu qui n’aime pas le bleu

Dans l’émission de la VRT «De Afspraak» lundi dernier, Noël Slangen, le «spindoctor» attitré de Guy Verhofstadt lorsqu’il était Premier ministre, a une fois de plus dénoncé la culture de la peur du virus instillée par les politiques et qui pousse les gens à se plier aveuglément à des règles sanitaires que lui-même juge souvent contraires au bon sens.
Ce côté rebelle de Noël Slangen s’était déjà exprimé la semaine précédente – de manière plus virulente – lors des événements du Bois de la Cambre où il avait fusillé l’intervention des forces de l’ordre à l’encontre des participants à La Boum 2.
«La police trouve difficilement des candidats et place la barre très bas. Bientôt il suffira d’avoir un abonnement au club de fitness. (…) Le résultat, nous l’avons vu au Bois de la Cambre», ironisait-il dans sa chronique dans Het Laatste Nieuws. Ce serait oublier que l’école de police est un passage obligé pour toute recrue.
Un peu plus loin, celui qui est aussi président du Fonds de lutte contre la pauvreté des enfants enfonce le clou : «Certains agents de police ne sont pas conscients que leur mission est d’empêcher les émeutes et non de les provoquer. L’utilisation abusive de spray au poivre laisse supposer qu’on en avait commandé une palette en trop…» Visiblement, ce spécialiste de la communication issu du sérail bleu supporte difficilement la présence du bleu dans l’espace public. Il admet toutefois que certains groupes de jeunes étaient venus au Bois de la Cambre avec pour seul objectif d’en découdre avec la police.
En 2016, après avoir échoué à décrocher un siège au bureau de l’Open Vld, Noël Slangen a rendu sa carte de parti, estimant qu’un engagement politique n’était pas compatible avec la liberté de pouvoir donner son avis. Ce dont il n’entend pas se priver.

Fausse alerte

Branle-bas de combat il y a une dizaine de jours sur le trottoir situé devant le tribunal de l’entreprise de Bruxelles. On ne comptait plus les camionnettes de police et de la Protection civile, les ambulances et les camions de pompier arrivés en trombe devant les locaux de cette juridiction où se traite le droit des affaires, un endroit peu habitué à une telle cohue. Renseignements pris, c’est une enveloppe adressée à un huissier et contenant de la poudre blanche qui a provoqué cet émoi. Arrivés les premiers sur place, les policiers ont isolé le pauvre huissier et l’enveloppe suspecte dans le même local, ce qui a fait bondir les agents de le protection civile arrivés sur place peu de temps après. Après avoir délimité un périmètre de sécurité et avoir mis tout le monde en sécurité, la poudre a été analysée. Fausse alerte ! La zone a été évacuée et l’huissier a pu reprendre ses tâches. L’histoire ne dit rien de la nature de la poudre, farine ou cocaïne, et le tribunal a retrouvé sa quiétude.

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