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Les économistes tirent les leçons de la pandémie

Le 24e Congrès des économistes sera coprésidé par Mathias Dewatripont, professeur à la Solvay Brussels School, et Pierre Wunsch, gouverneur de la BNB. ©BELGA

Le Congrès des économistes se penche sur les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire.

Quelles leçons économiques peut-on tirer de la crise du Covid-19? Tel est le thème du 24e Congrès des économistes, un événement qui réunit tous les deux ans des économistes, juristes, politologues, sociologues et autres experts. Le congrès se tiendra ce jeudi à Bruxelles dans les locaux de la Banque nationale de Belgique (BNB).

Quatre angles seront abordés au sein de quatre commissions: le soutien public à l’économie, les finances publiques, les modèles épidémiologiques et le télétravail. La journée se clôturera par un débat entre le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke et le professeur de psychologie sociale Vincent Yzerbyt (UCLouvain).

Mesures de soutien

Certains économistes, parmi lesquels Etienne de Callataÿ et Philippe Defeyt, posent un regard critique sur les mesures de soutien décidées par le gouvernement. Trop d’aides ont été accordées de façon inconditionnelle, estiment-ils, au point que dans certains cas, le revenu de remplacement s’est avéré plus élevé que le revenu initial.

"À politique inchangée, la dette belge n’est pas stabilisée. Il faut fixer un cap"
Grégory de Walque
BNB

Finances publiques

Le caractère massif des mesures de soutien pose la question de la soutenabilité des finances publiques. "À politique inchangée, la dette belge n’est pas stabilisée. Il faut fixer un cap", soutient le président de commission Grégory de Walque (BNB). Le principal point positif, selon lui, est d’avoir pu faire avaliser par les Allemands le principe de la mutualisation au niveau européen de la dette publique.

Epidémiologie

Avec le recul, il apparaît que les modèles épidémiologiques ont permis des prévisions correctes en matière de contaminations et d’apparition de vagues successives. Aujourd’hui se pose toutefois la question de la vaccination obligatoire qui, d’après certains, risquerait de raidir davantage encore les opposants au vaccin. Or l’expérience française du pass sanitaire introduit dès juillet dernier montre plutôt le contraire, à savoir une accélération de la vaccination.

"Là où le télétravail s’est généralisé, il y a un risque de désertion des centres urbains."
Jacques Thisse
UCLouvain

Télétravail

Les périodes de confinement ont provoqué l’essor du télétravail. Si beaucoup d’employeurs (moins de frais de fonctionnement) et d’employés (moins de trajets) y trouvent leur compte, le télétravail ne constitue pas toujours la panacée. "Là où le télétravail s’est généralisé, il y a un risque de désertion des centres urbains", prévient Jacques Thisse, professeur émérite à l’UCLouvain. A cela s’ajoute un risque accru de dualisation sur le marché du travail, dans la mesure où ce sont généralement les travailleurs les plus qualifiés qui ont un accès aisé au télétravail.

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