Les entreprises embauchent à nouveau

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Au cours des 6 premiers mois de l’année, 10.000 nouveaux emplois ont été créés dans le secteur privé. C’est ce qui ressort des chiffres de l’Institut pour les Comptes Nationaux. Il faut remonter à 2011 pour trouver des chiffres aussi positifs en matière de création d’emplois. C’est surtout le secteur des services qui s’en sort le mieux, tandis que l’industrie rencontre encore des difficultés.

C’est une bonne nouvelle pour le gouvernement Michel, qui a fait sa priorité de la devise " jobs, jobs, jobs ". Par comparaison : sous le gouvernement Di Rupo, près de 30.000 emplois ont disparu dans le secteur privé. Ce mauvais résultat s’explique en grande partie par la crise, qui après un premier pic en 2009 et une légère amélioration fin 2011, a frappé à nouveau.

Ces vingt dernières années, les statistiques sur l’emploi de l’Institut des Comptes Nationaux (ICN) présentaient une constante: abstraction faite de l’exception qui confirme la règle, le nombre de fonctionnaires et d’enseignants augmentait inexorablement, trimestre après trimestre. Sous le gouvernement Di Rupo par exemple, on a dénombré une augmentation de 12.500 fonctionnaires et enseignants. Le retournement de tendance semble néanmoins enclenché: au cours des deux premiers trimestres de 2015, leur nombre est en baisse.

À la fin de 2014, notre pays comptait encore 812.600 emplois publics, contre 808.500 au deuxième trimestre 2015, soit une baisse de 4.100 postes (graphique ci-dessous). Il faut remonter à 1996 pour trouver une baisse du nombre de fonctionnaires durant deux trimestres consécutifs. Cette tendance s’explique par le programme d’économies lancé par le gouvernement Di Rupo, et renforcé par le gouvernement Michel. "La plupart des fonctionnaires qui partent à la retraite ne sont pas remplacés, explique Stijn Decock, économiste en chef de l’organisation patronale flamande, Voka. Cette politique va être poursuivie, ce qui permettra de réduire davantage le nombre de fonctionnaires dans les années à venir."

Ce type d’opération ne se traduit pas immédiatement par des économies, car le gouvernement doit payer aux fonctionnaires et aux enseignants une pension quasiment aussi élevée que leur salaire. "Mais à long terme, la baisse du nombre d’employés dans le secteur public pourra faire une sérieuse différence", estime Stijn Decock.

Les syndicats font valoir le fait que les économies réalisées sur le dos des fonctionnaires se traduiront par une baisse du nombre total d’emplois, ce qui pourrait être néfaste pour le pouvoir d’achat et l’économie du pays. Mais ce scénario se fait attendre: tant dans le secteur privé que dans celui des soins de santé, qui sont financés en partie par des subsides publics, l’emploi a augmenté au cours du premier semestre.

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15.000 postes de plus en 6 mois

Au final, l’emploi total net a augmenté de 15.000 postes pendant les six premiers mois de 2015. Au cours de cette période, le secteur des soins de santé a créé près de 9.000 emplois, et le secteur privé pas moins de 10.000. Ce dernier chiffre est particulièrement remarquable, car ces quatre dernières années, l’emploi privé avait subi de sérieux revers. Sous le gouvernement Di Rupo, 30.000 postes avaient disparu de nos entreprises.

"L’économie est en train de retrouver des couleurs, et les entreprises osent à nouveau embaucher, explique Stijn Decock. C’est aussi une bonne chose que le gouvernement Michel ait promis de baisser le coût du travail, car ce genre d’annonce permet aux entreprises de retrouver confiance dans l’avenir."

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