Les entreprises envisagent d'embaucher

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Alors que la situation économique s'améliore en Belgique, certains secteurs comme l'interim, les services ou le secteur graphique envisagent d'embaucher.

La situation économique en Belgique s'est nettement améliorée durant les derniers mois. La reprise ne semble pas être fondamentalement érodée, malgré les nombreuses incertitudes qui planent, estime la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), à la lumière de son "Focus conjoncture" semestriel basé sur les réponses de ses fédérations sectorielles.

La FEB estime toujours la croissance à 1,3% pour 2015 et à 1,5% pour 2016, "à condition que la situation se stabilise en Asie et que la confiance ne soit pas affectée durablement en Europe à la suite des attentats de Paris". A titre de comparaison, BNP Paribas Fortis table respectivement sur 1,2% et 1,3% de croissance dans ses prévisions économiques également publiées mardi.

Environ un quart des secteurs interrogés par la FEB déclare que le creux économique des pays BRIC a déjà un impact négatif sur l'activité économique et près de la moitié estime que cette tendance se poursuivra dans un avenir proche. Les événements de Paris et la menace terroriste à Bruxelles ont aussi un impact défavorable sur la confiance à court terme, souligne la Fédération.

Sur base d'une analyse de quatre secteurs représentant 6 à 8% du PIB (horeca, événementiel, aéronautique et commerce de détail), la FEB a abaissé sa prévision de croissance pour le quatrième trimestre, d'entre 0,4 et 0,5% à 0,3%.

Bonne nouvelle pour l'emploi

Quoi qu'il en soit, dans les secteurs de l'intérim, des services et graphique, on affirme renouer dans les prochains mois avec l'embauche. Une bonne nouvelle quand on sait qu'à lui seul, le secteur des services emploie quelque 400.000 personnes.

Il faut toutefois reconnaître que pour la plupart des autres secteurs, des licenciements sont encore craints. "C'est le cas surtout pour l'industrie. Mais la bonne nouvelle, c'est que les craintes de licenciements sont inférieures à celles enregistrées un an auparavant", indique Edward Roosen, économiste en chef de la FEB.

Il explique cette amélioration par les mesures prises par les gouvernements Di Rupo et Michel. "Le gel salarial, décidé par le gouvernement Di Rupo, a donné de l'oxygène aux entreprises. Le saut d'index et les annonces de réductions de charges a renforcer cet effet".

Pour accélérer la création d'emploi, le patron de la FEB, Pieter Timmermans, plaide pour un marché du travail plus flexible et le maintien de la modération salariale. "Nous ne pouvons pas réduire à néant l'effet de la réduction de charges en renouant dans les prochaines années avec d'importantes augmentations salariales".

 

 

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