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Les entreprises familiales paient mieux les jeunes sans diplôme

©Frans Schellekens

Une étude réalisée par l'Ichec montre que l'on fait davantage confiance au personnel au sein des entreprises familiales, y compris les jeunes sans diplôme.

Les entreprises familiales engagent davantage de jeunes sans diplôme et elles les paient généralement mieux que dans les autres entreprises. Ces constats ressortent d’une étude réalisée par trois chercheuses de l’Ichec (Marine Falize, Marie Mahieu et Eugénie Gillot) au sujet de la fidélisation et la rétention des collaborateurs au sein des entreprises familiales. L’étude s’appuie sur 1.200 entretiens et un certain nombre de tables rondes organisées par l'Ichec.

Les entreprises familiales représentent 77% des entreprises en Belgique et elles assurent la moitié de l’emploi et un tiers du Produit intérieur brut (PIB). Comme la plupart des entreprises, elles éprouvent des difficultés à trouver et conserver du personnel compétent et motivé.

"Les personnes nouvellement engagées se voient rapidement confier des responsabilités."
Marine Falize
Professeur à l'Ichec

Relation de confiance

Parmi les 18-34 ans qui travaillent au sein d’entreprises familiales, 80% sont payés au moins 2.100 euros bruts par mois. Ils ne sont que 60% dans ce cas au sein des entreprises non familiales. "Cela tient notamment au fait que les personnes nouvellement engagées se voient rapidement confier des responsabilités. Une relation de confiance s’installe assez rapidement entre l’employeur et l’employé", explique Marine Falize, professeur à l’Ichec et directrice de la chaire Familles en Entreprises.

Cette confiance se vérifie dans le fait que le nouveau collaborateur évolue plus rapidement au sein de l’entreprise. D’après l’enquête des chercheuses de l’Ichec, 57% des répondants en entreprise familiale de 100 à 500 employés ont déjà changé de poste contre 34% des répondants en entreprise non familiale.

Quant aux ouvriers, ils sont 47% à avoir suivi une formation au cours des 12 derniers mois dans une entreprise familiale contre 33% dans une entreprise non familiale.

Voilà qui bat en brèche les préjugés qui voudraient que les entreprises familiales paieraient moins bien leur personnel et leur offriraient moins de perspectives.

Marine Falize se demande enfin si ces liens de confiance ne sont pas de nature à rendre les entreprises familiales plus résilientes en période de crise.

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