Les jobs étudiants ont diminué d'un quart en juillet

Les emplois étudiants sont en net recul depuis la crise sanitaire. Beaucoup de jobistes se retrouvent sans activité cet été. ©Photo News

Le premier mois des vacances a enregistré une baisse de 24% des jobs étudiants par rapport à l’année précédente.

Les beaux jours des jobs étudiants sont bien terminés. Après une année 2019 record, la période estivale enregistre cette année-ci un recul massif de jobistes, selon les chiffres du bureau d'intérim Randstad.

Aucun secteur n’embauche plus que l’année précédente. Mais certains embauchent nettement moins que d'autres. Trois secteurs particulièrement touchés par la crise sanitaire expliquent ce recul : l’horeca, les commerces et les grands événements de l’été.

"Les entreprises veulent d'abord remettre leurs employés au travail avant d'embaucher des étudiants."
Lien Persyn
Porte-parole de Federgon

En avril, les étudiants étaient appelés à la rescousse pour soulager l'absentéisme élevé de plusieurs secteurs. Depuis, le nombre d'employés en maladie a diminué et par conséquent, l'offre d'emplois étudiants a baissé.

Un risque de précarité étudiante

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Jobs etudiants
La baisse du nombre de jobistes sur la période estivale, selon Randstad.

En moyenne, le revenu d'un jobiste s'élève à 2.600 euros par an et permet à beaucoup d'étudiants de payer leur loyer et leurs frais d'études. La perte d’un emploi estival peut donc avoir de lourdes conséquences pour les étudiants en situation de précarité.

"Si les travailleurs salariés sont protégés par la sécurité sociale,  malheureusement, cette protection n’est pas applicable aux étudiants", alerte la Fédération des étudiants.e.s francophones. En d'autres termes, la perte d'un emploi estudiantin implique nécessairement la perte du revenu au complet.

Seule mesure économique pour les jobistes: Les heures travaillées lors du deuxième trimestre ne seront pas comptabilisées dans le quota annuel des 475 heures. Autrement dit, les étudiants qui travaillent déjà pourront travailler plus, sans craindre la perte de leurs allocations. Cette mesure est prolongée jusqu'en septembre pour la Wallonie et Bruxelles.

Un long retour vers la normale

Si les chiffres sont à l'orange, ils sont meilleurs que lors du confinement. "Après la chute désastreuse des vacances de Pâques, au cours de laquelle deux emplois étudiants sur trois ont été supprimés, une amélioration constante a été remarquée les mois suivants", explique Randstad.

La situation reste préoccupante, mais elle s’est redressée durant le mois de juillet: au début, la baisse était de plus de 30% par rapport à l’année dernière, mais le mois avançant, ce chiffre est tombé à environ -18%. Cependant, selon l'Union des classes moyennes, les nouvelles restrictions du mois d'août ne permettent pas de prédire si cette amélioration continuera.

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