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Les patrons féminins et introvertis résisteraient mieux à la crise

Les entreprises dirigées par des femmes s'en sortent mieux face à la crise.

Une étude de Graydon et Antwerp School of Management a examiné une série de facteurs intangibles qui déterminent la robustesse d'une entreprise face à la crise.

Quelles sont les PME qui résistent le mieux à la crise actuelle et dans quelle mesure peut-on attribuer cette robustesse au patron de l’entreprise? Telle est la question posée par Graydon et la Antwerp Management School dans une étude menée auprès de 268 entreprises.

Habituellement ce sont les données financières qui déterminent la solidité d’une entreprise. L’originalité de cette étude tient dans la prise en compte de facteurs intangibles comme la personnalité du chef d’entreprise, la motivation du personnel ou encore le style de management. L’étude montre que ces facteurs ont bel et bien un impact sur la capacité de l’entreprise à faire face à un choc externe comme la crise du covid.

Les entreprises qui, avant la crise, ont misé sur la digitalisation sont devenues aujourd'hui plus vulnérables.

Parmi les constats, certains sont peu surprenants. Ainsi, une entreprise innovante, qui a opté pour le travail flexible et qui investit de manière prudente, s'en sort mieux face à la crise. De même, les entreprises dont le management tolère peu l’incertitude se portent mieux que la moyenne.

Paradoxes

D’autres constats sont en revanche contre-intuitifs, comme le fait que les entreprises qui, avant la crise, ont misé sur la digitalisation sont devenues aujourd'hui plus vulnérables.

Les entreprises dirigées par des femmes sont moins affectées par la pandémie.

À y regarder de plus près, ce n’est pas si paradoxal que cela, tempèrent les auteurs de l’étude. Celui qui a digitalisé son entreprise l’a généralement fait au prix de gros investissements. On peut dès lors comprendre qu’une telle entreprise n’ait plus les reins financièrement aussi solides qu’avant. Par contre, cette digitalisation viendra à point nommé dans le cadre de la relance, assurent les auteurs de l’étude. D’où l’importance d’accompagner au mieux les entreprises innovantes pour qu’elles puissent faire face à d’éventuels chocs externes.

Pas que des chiffres

Autre constat: les entreprises dirigées par des personnalités extraverties vont aujourd’hui moins bien qu’avant. À l’inverse, celles qui ont un patron introverti sont plus résistantes aux chocs externes. Les entreprises dirigées par des femmes sont également moins affectées par la pandémie.

Sur ces deux points, les auteurs de l’étude admettent cependant qu’il faudra investiguer davantage avant d'en tirer des conclusions définitives. D'autant que des analyses antérieures ont montré qu’en période de haute conjoncture, la réalisation de bénéfices ne varie pas selon qu’il s’agisse d’un ou d'une CEO.

Quoi qu'il en soit, "l'exercice montre que la valeur d'une entreprise ne se mesure pas uniquement en s'appuyant sur les chiffres et les comptes annuels mais également à partir d'éléments intangibles, voire abstraits", conclut l'étude.

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