Lesté par le Brexit, le PIB devrait augmenter de 0,5% au premier trimestre

Le Brexit avait créé un effet de stockage temporaire au quatrième trimestre 2020, faisant grimper les exportations belges. ©REUTERS

La BNB prévoit une légère augmentation du PIB belge au premier trimestre et souligne l'incertitude exceptionnelle liée aux modèles de prévision dans les circonstances actuelles.

Au quatrième trimestre 2020, le PIB belge a reculé de 0,1%. Ce résultat, légèrement meilleur que prévu, est toutefois "probablement dû en partie à un effet de stockage temporaire en lien avec le Brexit", qui a fait grimper les exportations belges.

Si la Banque nationale belge (BNB) prévoit une reprise de la consommation privée au premier trimestre de cette année, ce rebond devrait rester très partiel. De nombreuses restrictions limitant la consommation restent effectivement d’application, bien que la confiance des consommateurs se rapproche des niveaux d'avant-crise. La demande devrait, par ailleurs, être encore affaiblie par les inquiétudes persistantes quant aux risques d'infection, la pandémie de coronavirus étant encore loin d'être terminée.

La contribution des exportations nettes à la croissance du PIB devrait toutefois être négative au premier trimestre, malgré la reprise du commerce international.

Inversion de l'effet Brexit

Bonne nouvelle, la croissance des investissements des entreprises devrait rester positive au premier trimestre de 2021. Les investissements des administrations publiques et en logements devraient également continuer à progresser.

+0,45%
Selon le modèle de prévision "BREL" de la BNB, le PIB belge devrait croître de 0,45% environ au premier trimestre.

D'un autre côté, la contribution des exportations nettes à la croissance du PIB devrait toutefois être négative au premier trimestre, malgré la reprise du commerce international. Si le Brexit a fait grimper les exportations par effet de stockage, comme expliqué ci-dessus, celui-ci n'est que temporaire et devrait prochainement s'inverser, ce qui pèsera sur la croissance du début d'année. Cette inversion négative est également le résultat de l'augmentation (attendue) de la croissance des importations liée à une hausse de la demande intérieure.

Deux modèles de prévision très incertains

La BNB dispose de deux modèles de prévision. Celui nommé "BREL" prévoit un taux de croissance trimestriel d'environ 0,45% au premier trimestre, tandis que le modèle "R2D2" est plus pessimiste et estime la croissance à environ zéro. Mais il est fort difficile de les prévoir, prévient la banque, "les chocs considérables survenus depuis le début de la crise constituant un défi pour ce type d'estimations".

Celles-ci doivent donc être prises avec des doubles pincettes et seront complétées ultérieurement, notamment par des avis d'experts, note la BNB.

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