Naval Group et ECA étoffent leur offre pour la marine belge

Un navire M921 au port d'Anvers en novembre 2011. ©BELGA

Le consortium réunissant les deux entreprises françaises a signé près d’une quarantaine de partenariats en Belgique pour le marché du remplacement des chasseurs de mines.

Le consortium Belgium Naval&Robotics, qui réunit les deux sociétés françaises Naval Group et ECA-Robotics, ont signé 39 partenariats avec des entreprises belges en vue de la compétition visant à fournir douze navires de lutte contre les mines aux marines belge et néerlandaise, ont indiqué ce jeudi à Bruxelles des représentants des deux entreprises françaises.

Le consortium prévoit aussi, en cas de sélection par le gouvernement belge pour ce contrat de deux milliards d’euros, la création en Belgique de deux "labs", l’un consacré aux évolutions en matière de lutte contre les mines (MCM en jargon), l’autre dans le domaine de la cybersécurité maritime, tant militaire que civile.

Le projet "MCM Lab" servira "à préparer les futures versions des systèmes de lutte contre les mines en tenant compte du retour sur leur emploi opérationnel et en y injectant des nouvelles technologies matures" a précisé Eric Bujon, directeur de la stratégie chez Naval Group. Il associera des universités (ULB, VUB et ULiège), des industriels de renom (CMI et ABC), deux instituts de recherche (Institut royal des sciences naturelles et Flanders Marine Institute) et quatre PME (DotOcean, Space Applications, BATS et AKKA).

"Naval Group deviendra en quelque sorte franco-belge."
Jean-Michel Orozco
Responsable Naval Group

Fin novembre, ECA-Robotics avait déjà indiqué qu’il entendait construire à Zeebrugge une unité de 5.000 m2 pour la production des drones de surface et sous-marins qui équiperont ces bâtiments de nouvelle génération. Une usine qui assurerait ensuite leur maintenance et l’éventuelle fabrication de versions pour l’exportation. En plus de la mise sur pied du consortium, les deux groupes français ont par ailleurs chacun créé une filiale belge. D’après eux, les retombées économiques seraient réparties à hauteur de 50% en faveur de la Flandre, de 35% pour la Wallonie et le reste à Bruxelles.

L’ensemble des mesures proposées représentent "une coopération qui va bien au-delà du programme MCM" a fait valoir Jean-Michel Orozco, senior vice-président de la cybersécurité et des systèmes de Naval Group. "C’est un plan qui s’inscrit dans la durée. Nous voulons renforcer le leadership belge dans la guerre des mines. La Belgique et les Pays-Bas sont en effet des référents dans le déminage sous-marin. On s’installe en Belgique aussi pour opérer ensemble à l’exportation. Naval Group deviendra en quelque sorte franco-belge".

Les deux autres candidats à ce marché belgo-néerlandais sont, d’une part, un consortium baptisé Naval Sea Solutions, rassemblant les chantiers navals STX France et Socarenam, Thales Belgium et la firme anversoise Engine Deck Repair (EDR), et, d’autre part, le chantier naval néerlandais Damen Schelde associé à la société IMTECH België. La date limite pour le dépôt des offres auprès du ministère belge de la Défense expire dans quelques jours.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect