"Ne pas bouder les soldes dans les magasins est un geste citoyen"

Si les prix devraient être fortement réduits, une question persiste: les clients vont-ils se ruer dans les magasins? ©Photo News

Le SNI a sondé les commerçants à l'heure du lancement de la période des soldes. Le pessimisme est de rigueur alors qu'ils affichent un chiffre d'affaires en berne et des stocks importants.

Reportée à cause de la pandémie du coronavirus qui a forcé les magasins à fermer leurs portes, la période des soldes s'ouvre ce samedi. Les commerçants l'entament avec un chiffre d'affaires en berne et des stocks importants.

La folie des soldes

"Si l’on veut éviter une vague de faillites très importante, il faudra faire comprendre que les clients doivent continuer à se rendre dans leurs magasins préférés où tout est mis en œuvre pour garantir la sécurité."
SNI

Qu'attendent-ils donc de ces soldes? Ils ne se font guère d'illusions: ce ne sera pas un grand cru. "Si l’on veut éviter une vague de faillites très importante, il faudra faire comprendre que les clients doivent continuer à se rendre dans leurs magasins préférés où tout est mis en œuvre pour garantir la sécurité", lit-on dans un communiqué du Syndicat Neutre pour Indépendants qui a sondé 452 de ses membres. Ne pas bouder les magasins en cette période est vu comme "un geste citoyen".

En quête de cash et de vider les stocks

Près de la moitié des sondés annonce une politique de prix plus agressive. "Ils ont pour la plupart besoin de cash pour pouvoir payer leurs frais fixes et leurs factures, mais aussi de 'se débarrasser’ du stock qui constitue un capital immobilisé."

Quelque 62% des commerçants affirment dès lors procéder à des ventes couplées; une obligation pour la moitié d'entre eux afin de rester concurrentiel face aux grandes chaînes, qui usent de cette pratique. Quant aux stocks, ils sont largement supérieurs à ceux de juin 2019 dans 85% des cas. "À peine 10% des commerçants ont vendu 60% ou plus de leur collection." Pour 25% des commerçants, les stocks sont supérieurs à 40%.

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A peine 10% des commerçants ont vendu 60% ou plus de leur collection.

Booster le chiffre d'affaires

Fermer pendant quasi deux mois, les magasins non alimentaires ont pu rouvrir leurs portes le 11 mai. Deux mois et demi plus tard, le chiffre d'affaires est en recul auprès de 80% d'entre eux. Certains évoquent une chute de plus de 30%.

"Il est évident que les décisions prises par le Conseil national de Sécurité ce 27 juillet ne vont rien arranger. Les soldes sont souvent par définition un moment de ‘shopping plaisir’ à plusieurs et où le client flâne dans les commerces."

Report débattu

Début avril, des voies s'étaient élevées pour demander le report des soldes. Leurs arguments: les magasins auront à peine rouvert qu'ils devront brader leur prix au risque de plomber davantage la trésorerie avec de possibles répercussions sur l'emploi.

Comeos, mais aussi des acteurs comme les magasins ZEB, avait tiré la sonnette d'alarme, affirmant que les stocks seraient importants et qu'il était utopique de croire à des ventes normales dès la réouverture. La proposition de loi du CD&V, de l'Open Vld et du MR avait toutefois été approuvée.

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