"Ne pas investir aujourd'hui, c'est s'appauvrir durablement"

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Les voeux du MR ont servi à faire le bilan du gouvernement. "Il n'y a jamais eu autant de réformes structurelles en si peu de temps" calcule Charles Michel.

En pleine polémique avec le PS, le Premier ministre Charles Michel a à nouveau défendu  la nécessité de réformer la sécurité sociale face à l'allongement de la vie.

• Ce samedi midi à Bierges, c'était la présentation des voeux du MR pour 2017.

"Ne rien faire, choisir l'immobilisme, c'est reculer, c'est régresser, c'est la garantie que nos enfants et petits-enfants vivront moins bien que nous!", a martelé Charles Michel sans citer toutefois directement les récentes attaques du PS sur ce sujet, dignes de la "démagogie des discours d'extrême droite", dit-il.

Le "mécanisme de responsabilisation" de la Sécu
Au lieu de boucher le trou automatiquement comme il le faisait jusqu'ici, le gouvernement posera un certain nombre de questions. Les mesures de lutte contre la fraude sociale ont-elles été prises? À concurrence de quel montant la Sécurité sociale contribue-t-elle aux objectifs budgétaires généraux imposés par l'Europe? Ne faudrait-il pas associer les partenaires sociaux à la résorption du déficit lorsque des accords sociaux sont conclus qui ne sont pas budgétairement neutres?

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Devant quelque 500 mandataires et militants réformateurs du Brabant wallon, Charles Michel a surtout mis en avant le travail effectué par son gouvernement en un peu plus de deux ans. "Il n'y a jamais eu autant de réformes structurelles en si peu de temps", a-t-il assuré.

Il s'est ainsi félicité de la création de 105.000 emplois supplémentaires, de la réduction du nombre de faillites, de la baisse des cotisations patronales, de la révision de la loi de 1996 sur la compétitivité, de la hausse des investissements et des exportations, etc.

"Mais il y a encore du pain sur planche", a-t-il ajouté, citant son idée de plan national d'investissements à l'horizon 2030.  Celui-ci est centré sur:

· la transition énergétique
· l'amélioration des infrastructures de transports
· la digitalisation de l'économie.

"Ne pas investir aujourd'hui, c'est s'appauvrir durablement", a-t-il averti.

 

"Frustration et désillusion" dans l'enseignement

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Dans son intervention, Olivier Chastel, président du parti, a lui aussi loué l'action politique des réformateurs là où ils se trouvent.

• Lisez aussi notre interview d'Olivier Chastel Moi je ne suis pas là pour faire des cadeaux aux entreprises

Les critiques envers la majorité PS-cdH au pouvoir dans les entités fédérées du sud du pays se sont surtout concentrées sur l'enseignement, après les "nouveaux résultats alarmants" livrés par l'étude PISA en décembre dernier.

"Aucune ministre de l'enseignement n'a semblé en prendre la mesure ces dix dernières années", a-t-il notamment déploré.

Il a aussi dit redouter que le Pacte pour un enseignement d'excellence lancé par le gouvernement de Rudy Demotte ne débouche que sur la "frustration et la désillusion" vu l'absence de moyens financiers prévus, selon lui, pour sa mise oeuvre.

Le président du MR a cependant tenu à rendre hommage au travail des enseignants, dont la "difficulté du métier" doit être reconnue dans le cadre des discussions sur la pénibilité des métiers dans le cadre de la réforme des pensions, a-t-il jugé.

 

Cumuls, Publifin et Kazakhgate

Evoquant les "dérives éthiques" dans la sphère politique, "notamment au sein de notre propre formation (Kazakhgate, Publifin, ndlr)", le président des réformateurs a dit samedi vouloir travailler cette année sur la limitation des cumuls, au conditionnement des indemnités à une présence effective aux réunions, ainsi qu'à une "rationalisation des structures" publiques.

"Nous devons être irréprochables et à la hauteur des attentes placées en nous", a-t-il ainsi plaidé.

Jean-Paul Wahl, président de la fédération brabançonne du MR, a lui dénoncé dans son intervention la marginalisation, à ses yeux, de la jeune province dans les politiques du gouvernement wallon en matière de logement public ou d'infrastructures.

"J'en ai assez que le Brabant wallon soit pénalisé de la sorte par le gouvernement wallon".

Il s'est aussi dit fatigué de l'attitude du député-bourgmestre de Perwez, André Antoine, désigné en 2014 au perchoir de l'assemblée wallonne: "C'est le petit Donald Trump du Parlement wallon!", a-t-il conclu.

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