Notre pouvoir d'achat va progresser de 2,1% cette année

En 2018, les dépenses de consommation des particuliers devraient croître de 1,8%, prévoit le Plan. Soutenues par un accroissement de 2,1% du pouvoir d'achat. ©Photo News

Le Bureau fédéral du plan a revu à la hausse ses prévisions de croissance: cette année, le PIB belge devrait progresser de 1,8%, soit un fifrelin plus que ce qui était jusqu'ici prévu (1,7%). Au menu également, accroissement du pouvoir d'achat et ralentissement de l'inflation.

Ainsi va le rythme de la mélopée budgétaire belge. Fin de l'année, on adopte, si possible in extremis, le budget de l'année à venir. Et, dès le mois de février suivant, il est déjà l'heure pour le gouvernement fédéral de songer au premier ajustement, qui se tient traditionnellement en mars.

En publiant ce jeudi son budget économique, le Bureau du Plan a officiellement lancé cette mécanique budgétaire, puisque ce sont ses prévisions qui sont censées sous-tendre les travaux du gouvernement - même si Michel a déjà fait des infidélités au Plan pour trouver ailleurs des chiffres un brin plus cléments. 

Qu'y trouve-t-on? On vous résume. 

  • Croissance. "La reprise économique de la zone euro se poursuit", souligne le Plan, qui table sur une croissance soutenue de 2,2% cette année, contre 2,5% l'an dernier. De son côté, si la Belgique reste toujours en deçà de la prestation européenne, son produit intérieur brut (PIB) devrait enregistrer une croissance un rien plus soutenue cette année (1,8%) que l'an dernier (1,7%). Le Plan a donc légèrement revu à la hausse ses prévisions, qui, en septembre dernier, tablaient encore sur une croissance de 1,7% pour cette année. 
"La reprise économique de la zone euro se poursuit."
Bureau du plan

  • Pouvoir d'achat. Le principal moteur de cette accélération sera la consommation des particuliers, relève ce budget économique. Et pour cause. "Pour 2018, on s'attend à un accroissement plus marqué du pouvoir d'achat, peut-on y lire. De l'ordre de 2,1% grâce, notamment, aux nombreuses créations d'emplois, aux baisses supplémentaires de l'impôt des personnes physiques, à une augmentation un peu plus sensible des salaires bruts et à des revenus de la propriété en progression."

Evidemment, entre hausse des revenus et celle de la consommation, s'installe souvent une sorte d'effet-retard. "Avec une croissance en volume de 1,8%, les dépenses de consommation des particuliers devraient s'adapter avec un peu de retard à l'accroissement du revenu cette année." Conséquence logique: une légère hausse du taux d'épargne. Côté immobilier enfin, les investissements en logement devraient "modestement rebondir" (+1%), prévoit-on au Plan, après le léger recul de 2017.

  • Investissements. L'an dernier, la croissance en volume des investissements des entreprises s'est limitée à 1,4%, rappelle le Plan. Le climat devrait se montrer nettement plus favorable cette année-ci, le Plan tablant sur un taux de croissance des investissements (4,3%) nettement supérieur à celui du PIB. 
  • Emploi. L'emploi intérieur a augmenté de 1,4% en 2017. Qu'en est-il pour cette année? Le Plan s'attend à une progression de 1,2%. Une performance inférieure à celle de l'an passé, qui "intervient dans un contexte de hausse du coût salarial". En 2018, le nombre de salariés dans le secteur marchand augmenterait de 47.000 unités, tandis que le nombre d'indépendants continuerait lui aussi de progresser (+ 10.000 unités). L'emploi public devrait, lui, se stabiliser. "Compte tenu de la poursuite de la croissance de la population active, le nombre de chômeurs diminuerait de 35.000 unités en 2018, note encore le Plan. En net recul pour la quatrième année consécutive." Par conséquent, le taux de chômage - harmonisé aux normes Eurostat - tomberait à 6,7%.
"Compte tenu de la poursuite de la croissance de la population activé, le nombre de chômeurs diminuerait de 35.000 unités en 2018."
Bureau du plan

  • Inflation. Après s'être installée à 2,1% l'an dernier, l'inflation belge devrait retomber à 1,7% en 2018. Un refroidissement qui s'expliquerait presque exclusivement par la baisse du prix de l'électricité. Ajoutons encore que l'indice pivot, servant de référence au mécanisme d'indexation salariale, devrait être dépassé plus tôt que prévu, dès septembre 2018.

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