Publicité

"Nous allons toucher la vie économique de ce pays!", menacent les policiers

Les policiers menacent d'exacerber leurs actions si la ministre Verlinden n'accède pas à leurs revendications. ©Photo News

Une rencontre entre les représentants des policiers et la ministre de l'Intérieur a lieu ce mardi. Les forces de l'ordre exigent une revalorisation salariale, sinon...

Les policiers sont fâchés et le font savoir depuis plusieurs jours. Ce lundi, ils étaient quelque 500 à partir de la gare Centrale de Bruxelles pour rallier le carrefour "Arts-Loi". Ils ont ensuite rejoint le cabinet de la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden. Les policiers manifestent de la sorte tous les jours depuis une semaine.

Que veulent-ils? Principalement une revalorisation salariale. Les forces de l'ordre n'ont plus connu d'augmentation depuis la réforme des polices d'avril 2001. Elles réclament également des aménagements de fin de carrière.

Réunion capitale

Ce lundi matin, les syndicats ont brièvement rencontré le chef de cabinet adjoint chargé de la sécurité de la ministre Verlinden. Ils ont balisé la réunion prévue ce mardi après-midi (à distance puisque la ministre est en quarantaine). "Nous n'accepterons plus que la ministre vienne avec rien du tout ou des slogans du type 'ma porte est ouverte'", lance Vincent Gilles, président national du syndicat SLFP-Police.

"L'objectif d'un jeune qui envisage ce métier, ce n'est pas d'avoir une jolie arme, mais un salaire convenable."
Vincent Gilles
Président du SLFP Police

Ce que veulent entendre les syndicats, c'est l'annonce ferme de l'existence d'une enveloppe et des propositions de solutions pour régler ce problème salarial. "Le nombre de personnes qui se présentent pour entrer à l'école de police est passé de 14.000 à 8.000 en cinq ans", détaille Vincent Gilles. "Le nombre de candidats qui vont réellement suivre la formation se réduit donc. Or, l'objectif d'un jeune qui envisage ce métier, ce n'est pas d'avoir une jolie arme, mais un salaire convenable. Mais à niveau équivalent, et pour un horaire fixe, il gagnera 200 euros nets de moins qu'à la Stib. Il a vite fait son choix!"

Le syndicaliste insiste sur l'importance du service policier à la population. "Que se serait-il passé lors de la manifestation contre les mesures sanitaires de ce week-end si la police n'avait pas été là?"

Menaces

Le responsable du syndicat assure que si la réunion de ce mardi n'annonce pas une attractivité renforcée de la fonction policière, avec une amélioration de l'échelle barémique, les revendications des forces de l'ordre monteront en puissance. "Nous allons toucher la vie économique de ce pays dans son cœur!", menace-t-il. Ralentissement du fonctionnement du palais de justice et contrôles "très approfondis" de la circulation routière sont évoqués.

Ce mardi, le front commun syndical pour les services de police exprime son mécontentement dans toutes les provinces du pays, avec, notamment un rassemblement devant le Parlement wallon à Namur.

"Nous allons toucher la vie économique de ce pays dans son cœur!"
Vincent Gilles
Président du SLFP Police

Le responsable du SLFP veut néanmoins rassurer sur l'esprit d'ouverture des policiers. "Il reste trois ans de législature. Nous souhaitons être constructifs. Mais il est temps que les rouages commencent à tourner. Il ne s'agit pas de louper le rendez-vous de ce mardi!"

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés