Pas de récession en Belgique

©Dominic Verhulst

La croissance devrait rester constante à 0,2% au troisième trimestre, selon le nouvel outil d'analyse présenté ce mercredi par la Banque nationale.

Le gouverneur de la Banque nationale de Belgique (BNB), Pierre Wunsch, a présenté ce mercredi un nouveau produit, le Business Cycle Monitor, afin de mieux évaluer la conjoncture du trimestre en cours. Ce modèle montre que la croissance devrait rester globalement constante à 0,2% au troisième trimestre.

Les perspectives d’augmentation du pouvoir d’achat soutiendront la consommation privée mais la dégradation de la confiance des chefs d’entreprise pèsera sur les investissements et sur les exportations nettes. 

La Belgique échappe ainsi à une récession à l’inverse de l’Allemagne. Cette dernière est en récession technique (deux trimestres négatifs en termes de croissance). Mais, prévient la Banque, l’économie belge est toujours susceptible de s’essouffler voire de se contracter si la situation internationale se détériore, notamment en cas de Brexit dur.

Les estimations de la croissance du PIB belge comportent des risques baissiers.

 

Un nouvel outil d'analyse 

La BNB utilise à l’heure actuelle deux modèles de prévision immédiate ("nowcasting"). Ils se basent sur différents indicateurs (confiance des entreprises, confiance des consommateurs, niveau des taux d'intérêt, des cours boursiers, indices internationaux..). 

Il est intéressant de noter que les résultats pour le troisième trimestre de ces deux modèles présentent un écart anormalement grand. Alors que les estimations du modèle dit "BREL" de la BNB suggèrent que la croissance du PIB pourrait augmenter marginalement pour s’établir à 0,3 %, celles de l’autre modèle de prévision immédiate de la BNB (baptisé R2D2) sont nettement plus pessimistes et pointent une contraction.

Mais la BNB souligne que ce dernier modèle est particulièrement sensible aux évolutions qui touchent l’industrie manufacturière alors que, conformément aux statistiques actuelles, la baisse de régime dans l’industrie (deux trimestres négatifs) continue de coïncider avec une croissance globale positive du PIB réel.

Dès lors, la BNB donne davantage de poids au premier modèle. La croissance de 0,2 % semble être la prévision la plus plausible à ce stade pour le troisième trimestre, bien qu’elle soit associée à des risques clairement baissiers. La Banque teste ces modèles depuis 4 à 5 ans de manière interne et ils livrent de bons résultats, dit-elle. 

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