Pèlerinage de l'Yser: la balle est dans le camp francophone

"Nous ne nous satisferons pas de peccadilles et nous ne sommes pas prêts à acheter un chat dans un sac", a averti dimanche le président du Comité du Pèlerinage de l'Yser, Paul De Belder. Selon lui, la balle se trouve maintenant dans le camp des partis francophones.

"Nous ne nous satisferons pas de peccadilles et nous ne sommes pas prêts à acheter un chat dans un sac", a averti dimanche le président du Comité du Pèlerinage de l'Yser, Paul De Belder, à l'occasion de la 83e édition de cette manifestation du mouvement flamand. Selon lui, la balle se trouve maintenant dans le camp des partis francophones, qui se disent si attachés à la survie de la fédération belge.

Le Comité du Pèlerinage ne veut pas entendre parler d'un refinancement de Bruxelles sans une révision effective de la loi de financement et sans scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

"Si les francophones ne veulent pas changer d'attitude, il sera alors grand temps de mettre en oeuvre la fameuse révolution copernicienne et l'on ne parlera plus que de ce que les Flamands et les francophones veulent encore faire ensemble", a souligné M. De Belder.

D'après lui, ces négociations sont celles de la dernière chance pour procéder à une "séparation de biens à l'amiable". Si cette chance n'est pas saisie, d'"inévitables étapes unilatérales seront franchies, même si elles comportent aussi des risques", a-t-il ajouté.

Tous les regards étaient tournés vers le président du parlement flamand, Jan Peumans (N-VA), qui s'exprimait devant les militants flamands - une première dans l'histoire du Pèlerinage. Il s'en est toutefois tenu au message inscrit sur la Tour de l'Yser: paix, tolérance, liberté.

"En Flandre, il y a un consensus sur le fait qu'une réforme profonde de l'Etat est une condition sine qua non pour sortir le pays de l'enlisement. Si c'est ça que nous voulons", a-t-il ajouté.

Les négociations de préformation semblent avoir débouché pas mal de choses en termes de transfert de compétences, estime-t-il, mais l'évolution vers un fédéralisme adulte, par lequel chaque entité assume ses responsabilités, lui paraît incertaine.

A ses yeux, les francophones doivent faire un choix: "Ce pays doit-il encore s'embourber financièrement ou mettons-nous enfin de l'ordre? Demeurons-nous dans un fédéralisme de consommation, et chacun sait que dans ce cas nous courons vers la faillite du niveau fédéral, ou chaque entité prend-elle ses responsabilités et chacun adapte ses dépenses à ses revenus? ", a-t-il demandé.

Un millier de personnes participaient au Pèlerinage, parmi lesquelles quelques politiques: Dany Pieters, président du Sénat, et Ben Weyts de la N-VA, Ludwig Caluwé, Michel Doomst et Mia De Schamphelaere du CD&V, certains membre du Vlaams Belang mais pas Bart De Wever qui ne s'est plus rendu à cette manifestation depuis quelques années

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