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Plus de la moitié des Belges victimes d'une tentative d'hameçonnage

56% des Belges ont reçu un message d’hameçonnage au cours des six derniers mois, et 34% au cours du dernier mois. ©Shutterstock

Environ 67.000 transactions frauduleuses ont été réalisées par le biais du phishing en Belgique en 2020, et ce, pour un montant d'environ 34 millions d'euros.

Le phénomène de "phishing", ou hameçonnage, prend de l'ampleur en Belgique et touche désormais tous les secteurs. Rien que le mois dernier, 34% de l’ensemble de la population a été victime de telles tentatives de fraude et d'escroquerie en ligne via de faux e-mails, sites web ou messages. Ce pourcentage monte à 56% lorsque l'on prend en compte les six derniers mois. "Il faut être en permanence sur ses gardes", souligne Febelfin dans une étude réalisée en collaboration avec le bureau d'enquête IndiVille.

26%
de la population
26% de la population a déjà partagé des informations financières, pour ensuite se sentir coupable de les avoir communiquées.

Les données collectées montrent qu'environ 67.000 transactions frauduleuses ont été réalisées via l’hameçonnage l'an dernier, pour un montant d'environ 34 millions d'euros. Ce "succès" du phishing s'explique notamment par la crise du coronavirus, les cybercriminels profitant largement du boom des transactions en ligne.

Au total, 3% des personnes ayant déjà reçu un message de phishing y ont donné suite. Les jeunes (16-30 ans) se montrent plus vulnérables puisqu’ils sont 5% à avoir répondu à un tel message. Un quart (26%) de la population a également déjà partagé des informations financières, pour ensuite se sentir coupable de les avoir communiquées. La proportion était de 23% l'an dernier. Au cours des six derniers mois, 7% des Belges se sont sentis mal à l’aise d’avoir partagé des données financières. "Il est alarmant de constater que cette part est de 17% chez les 16-30 ans", note Febelfin.

Le Belge moins vigilant

Or, l'inquiétude des Belges face à la cybercriminalité est en recul (de 160 à 141 points), selon les chiffres du dernier Unisys Security Index. 33% de la population juge superflues les mesures de sécurité telles que la saisie du numéro de carte et le recours à un lecteur de carte lors d'un achat en ligne. Un chiffre qui est encore plus élevé chez les jeunes. Même constat concernant le partage du code bancaire: si 3% des Belges le donneraient si leur banque le leur demandait, ce sont pas moins de 8% des jeunes qui se disent prêts à le faire.

"Cette attitude est inquiétante, car ces mesures ont été intégrées précisément pour la sécurité du consommateur", note Karel Baert, CEO de Febelfin. "Pour un grand groupe de jeunes, les mesures de sécurité pour les achats en ligne sont plus une entrave qu'une protection."

Une réticence qui peut notamment provenir d'une méconnaissance du phishing. 12% de la population n’en a encore jamais entendu parler, une proportion qui s'élève même à 30% chez les jeunes.

"Ne donnez jamais vos codes personnels en réponse à un courriel, un appel téléphonique, un SMS, un message sur les médias sociaux ou via Whatsapp, et ne cliquez jamais sur un lien que vous avez reçu."
Febelfin
Fédération belge du secteur financier

Les banques emploient les gros moyens

Face à ces nombreuses tentatives de transactions frauduleuses, les banques déploient des efforts considérables pour protéger la population: investissements permanents dans la sécurité des services bancaires en ligne et mobiles, suivi intensif des transactions, actions de sensibilisation, etc. Ainsi, plus de 75% de tous les virements frauduleux sont détectés et bloqués ou récupérés par les banques.

"Garantir des paiements fluides et rapides et une détection efficace des fraudes constitue un équilibre difficile et délicat, notamment en termes de facilité d'utilisation pour le client", explique Febelfin. La fédération belge du secteur financier rappelle quelques conseils pour se prémunir contre les fraudeurs: ne jamais donner ses codes personnels en réponse à un courriel, appel, SMS, message sur les médias sociaux ou via Whatsapp, et ne jamais cliquer sur un lien qu'on a reçu, mais toujours utiliser son application bancaire mobile ou taper l'adresse du site web de la banque dans son navigateur.

"Malheureusement, la fraude ne s’arrête pas avec le passage à une nouvelle année. Tout indique que cette tendance à la hausse se poursuivra en 2021", conclut Febelfin.

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