Près de 40.000 nouveaux jobs par an jusqu'en 2021

©BELGA

Le Bureau fédéral du Plan a présenté les résultats des nouvelles perspectives économiques régionales 2016-2021. La croissance devrait reprendre plus fermement dès 2017, couplée à de nombreuses créations d'emplois.

Selon les estimations du Bureau fédéral du Plan, les écarts de croissance interrégionaux se seraient légèrement accentués en 2015. Le PIB en volume aurait crû de 1,6% en Région flamande (+1,5% en 2014), contre 0,9% à Bruxelles (+1,0% en 2014) et 1,1% en Région wallonne (+1,6% en 2014). Pour l'année 2016, la croissance se serait par ailleurs tassée à Bruxelles et en Flandre et stabilisée en Wallonie. Le Bureau du Plan avance 3 explications:

• Le fléchissement des exportations
• La diminution de la demande intérieure 
• Les attentats du 22 mars (surtout pour Bruxelles)

Mais l'optimisme est de rigueur pour 2017, grâce au redressement de la demande intérieure et le maintien du rythme de progression des exportations. "À moyen terme (2018-2021), l'activité économique serait alimentée tant par les dépenses intérieures que par la demande extérieure", peut-on lire dans le communiqué (+1,6% en moyenne pour la Flandre et +1,4% pour les deux autres Régions).

En ce qui concerne le budget, la Région de Bruxelles-Capitale et la Région wallonne seraient déficitaires sur l’ensemble de la période. Également en déficit en début de période, la Communauté française et la Région flamande renoueraient avec l’équilibre et dégageraient même un surplus à partir de 2020.

Job, job, job

Grâce au tax shift et à la relative stabilité de la croissance économique, le Bureau du Plan s'attend à la création (nette) de 38.700 emplois par an sur la période 2015-2021.

• 24.100 en Région flamande (+0,9%)
• 5.400 à Bruxelles (+0,8%)
• 9.200 en Région wallonne (+0,7%)

Dans les trois Régions, la hausse de l’emploi devrait être plus soutenue en 2016-2017 et en 2020-2021. Les années intermédiaires seront moins prometteuses.

La population active dans les trois régions devrait s’accélérer en début de période, grâce à:

• La vague de réfugiés gonfle artificiellement la population active, même si leur intégration sur le marché du travail prend du temps
• La réforme des allocations d'insertion ont influencé à la baisse le taux d'activité des plus jeunes
 Les réformes de fin de carrières permettent de maintenir un taux d'activité plus important chez les plus âgés

Conséquence? Le taux de chômage devrait piquer du nez, surtout en début et fin de période.

Côté salaires, le Bureau du Plan s'attend à une hausse de 0,4-0,5% par an et par Région due au contexte de négociation largement centralisée au niveau national. Le revenu disponible des ménages devrait également évoluer à un rythme similaire (environ 3%) dans les trois Régions.

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