Que nous réserve l'économie en 2020?

©belgaimage

La confiance des ménages et des entreprises belges se dégrade nettement depuis le début de l’année. Le climat économique international pèse sur l'économie belge. Selon l'Ires, la croissance sera seulement de 1,1% l'an prochain.

"Après avoir déjà reculé au 4e trimestre 2018 et au 1er trimestre 2019, les échanges internationaux de marchandises ont accusé un nouveau recul significatif au 2e trimestre 2019. Des performances négatives aussi prolongées n’avaient plus été observées depuis la Grande Récession de 2008-2009." L'Ires (Institut de recherches économiques et sociales) donne le ton. Les indicateurs précurseurs montrent que la croissance du commerce international devrait rester faible à l’avenir, ce qui entraînera une expansion peu soutenue des activités économiques mondiales.

Le contexte est difficile et donc, l'économie belge progresse lentement. Pourtant, les créations d'emplois sont nombreuses. "L’évolution de l’emploi continue à surprendre", note l'institut. L'inflation faiblit; elle vient de descendre sous la barre du 1%.

La croissance de l'économie mondiale est en baisse, celle de la zone euro est grippée, et les perspectives sont assombries par le Brexit et le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis. La confiance des ménages et des entreprises belges s'est également fortement dégradée depuis le début de l'année.
Ires

Les perspectives de l’économie belge se sont assombries au cours des derniers mois. À quoi le remarque-t-on? Plusieurs indicateurs sont à tout le moins moroses. L'Ires rappelle que la croissance économique a ralenti au 2e trimestre, avec une progression de 0,2% seulement, après une petite hausse de 0,3% au premier trimestre. Le climat des affaires se dégrade, surtout dans le secteur industriel manufacturier. Le secteur des services aux entreprises et le commerce n'ont plus la pêche et la confiance des ménages faiblit.

Les prévisions pour la croissance

Dans ces circonstances, l'Ires prévoit une progression de 0,2% du PIB pour ce trimestre et de 0,25% pour le quatrième. Par conséquent, la Belgique terminerait l'année avec une croissance de 1,2%. Pour 2020, l'économie belge devrait croître de 1,1% en 2020, selon l'Ires.

Les principales prévisions de l'Ires pour la Belgique

• L’économie devrait croître de 1,2% en 2019 et 1,1% en 2020.
• L’emploi augmenterait, en termes nets, de 60.700 unités en 2019 et 37.300 unités en 2020.
• Le nombre de demandeurs d’emploi diminuerait de 23.400 unités en 2019 et 14.000 unités en 2020.
• L’inflation générale des prix à la consommation s’élèverait à 1,6% en 2019 et 1,5% en 2020.
• Le déficit budgétaire des administrations publiques s’élargirait à 1,3% du PIB en 2019 et 1,7% en 2020.

Le consommateur belge fait face à de nombreuses incertitudes. Ainsi, alors que le pouvoir d’achat des ménages est en hausse significative, avec une progression de 1,8% prévue pour 2019 (la plus élevée depuis 2009), la croissance de la consommation privée demeure modeste (elle ne devrait gonfler que de 0,8% cette année).

Le Belge garde ses sous

Pourquoi? Selon l'Ires, c'est la confiance des ménages, ou plutôt le manque de confiance, qui explique la tendance. Le Belge garde ses sous... Selon les projections de l'Ires, le taux d’épargne des ménages, en forte hausse cette année, se stabiliserait en 2020.

La consommation pourrait gagner 1,2%. Le pouvoir d'achat, lui, ne devrait plus connaître une hausse que de 1,3%, parce que la croissance de l'emploi sera plus faible (+ 60.700 personnes occupées sur 2019 et 37.300 pour 20201) et le niveau d'imposition des ménages ne devrait plus baisser.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés