Quelle part de votre garde-robe vous habille quotidiennement?

Les Belges n’utilisent que 12% de leur garde-robe, mais croient en utiliser 74%. Ils sont les plus mauvais à évaluer leur taux d’utilisation de leur garde-robe.

Les Belges figurent parmi les Occidentaux qui s’illusionnent le plus sur ce qu’ils consomment et ce qu’ils gaspillent. Selon l’étude menée par le groupe Movinga auprès de 18.000 ménages dans vingt pays d’Europe et d’Amérique du Nord, les Suisses, les Canadiens et les Belges, dans cet ordre, sous-évaluent le plus la part de leurs achats textiles et alimentaires qu’ils n’utilisent ou ne consomment pas. L’écart moyen entre leurs évaluations et la réalité s’élève à 26,3% pour les Suisses, à 24% pour les Canadiens et à 23,6% pour les Belges. À l’opposé, les Russes sont ceux qui s’autoévaluent le mieux, avec à peine 3,3% d’écart, devant les Suédois (9,3%) et les Français (11,4%).

Plus inquiétant, les Belges affichent le pire score en matière de vêtements. L’étude, qui a "croisé" les questionnaires auprès des ménages avec une deuxième analyse sur les données effectives telles que relevées par des experts, montre que nos concitoyens ont laissé de côté, sur les douze derniers mois, 88% de leur garde-robe. Ils pensent cependant qu’ils en utilisent les trois quarts (74%), soit un écart de 62% entre estimation et réalité ! À l’autre extrémité du classement, les Russes ont utilisé quasi la moitié (47%) de leurs vêtements au cours de l’année écoulée, et ils en étaient largement conscients (6% d’écart). 

Concernant les courses alimentaires, la Belgique se situe dans le ventre mou du classement, avec 14% de gaspillé et une auto-évaluation légèrement inférieure, à 10%. Sous cet angle, ce sont les Américains (USA) qui jettent le plus d’aliments (24% de leurs achats) alors que les Russes font à nouveau figure de bon élève avec 6% de jeté et 5% de perçu comme jeté.

Globalement, les Russes affichent le meilleur comportement de consommation. On pourrait dire que ce sont les champions du non-gaspillage.

Que déménage-t-on ? Un tiers de biens inutiles, pour les Anglo-Saxons

Movinga est un groupe européen de services de déménagement, dont le siège se situe à Berlin, en Allemagne. Ses dirigeants ont manifestement été interpellés par le volume de biens que leurs clients emportent avec eux lors d’un déménagement alors qu’ils en auront peu l’usage. Ils ont, du coup, axé une partie de l’enquête sur cet aspect des choses en demandant aux 18.000 ménages quelle est la part de leurs biens transférés qu’ils n’ont toujours pas utilisé depuis leur dernier déménagement.

Les plus mauvais élèves sont les Britanniques et les Canadiens, qui ont estimé cette proportion à 10% de leurs possessions alors que la réalité affiche 31% (écart : 21%). Suivent les États-Unis (15% autoévalués contre 35% en réalité). Sous cet angle, les Belges sont à nouveau dans la moyenne, avec 10% de biens non utilisés estimés contre 15% de réellement non utilisé. Ici, ce sont les Japonais qui se montrent les plus économes, car ils réutilisent 94% de leurs biens transférés. Les Suédois sont, quant à eux, les plus précis : ils ont évalué exactement la bonne part (12%) de leurs possessions laissées de côté.

Selon les enquêteurs, cette étude montre le niveau de "dissonance cognitive" dans lequel nous vivons à l’heure où l’humanité commence à se mobiliser contre le gaspillage. Modestement, Movinga espère que celle-ci contribuera à une meilleure prise de conscience du problème. "Quand on voit que les océans sont de plus en plus pollués par les plastiques et que l’industrie de la mode éphémère devient plus importante que jamais, il est temps de commencer à encourager les individus à se demander s’ils ont vraiment besoin de plus," commente Finn Age Hänsel, le directeur général de Movinga.

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