Redressement difficile pour l'économie belge

Une vague de faillites, entraînant de nombreuses pertes d'emploi, est attendue. ©Photo News

L'Ires (UCLouvain) estime que l'économie belge a subi une contraction de plus de 7% l'an dernier et prévoit une croissance limitée à 3,4% en 2021.

L’économie belge avait connu un rebond spectaculaire au troisième trimestre 2020, après une forte récession lors du premier semestre. Mais le reconfinement de fin d'année a bousculé l'élan économique. "Il est plus que probable que l’économie belge se soit à nouveau contractée durant les trois derniers mois de 2020", note l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires) de l'UCLouvain, qui a dû revoir ses prévisions.

-7,1%
Selon l'Ires, l'économie belge a subi une contraction de plus de 7% en 2020.

L'Ires estime que l’économie belge aura subi une contraction de près de 7,1% en 2020, avec une baisse du PIB de 3% au 4e trimestre par rapport au trimestre précédent. La croissance prévue pour 2021 serait limitée à 3,4 % sur base annuelle. D'abord faible au premier semestre, mais se renforçant ensuite... Elle subira notamment la faible confiance des ménages et des entreprises.

Les craintes des ménages

La principale source d’inquiétude des ménages, c'est le risque de chômage, étant donné que d'importantes pertes d'emploi sont attendues, dans la foulée des faillites qui s'annoncent. Le nombre de demandeurs d’emploi augmenterait de 52.600 unités cette année.

"Il est plus que probable que l’économie belge se soit à nouveau contractée durant les trois derniers mois de 2020."
Ires (UCLouvain)

Mais, estime l'Ires, après s’être contractée de 8,2% en 2020, la consommation privée augmenterait de 5,3 % en 2021. En effet, l’épargne privée a fortement augmenté et les perspectives d’amélioration de la situation sanitaire pourraient pousser les Belges à puiser dans leur bas de laine.

+4,6%
La croissance du PIB de la zone euro sera de 4,6% en 2021, selon l'Ires.

Évidemment, les perspectives sont floues. Quand les campagnes de vaccination marqueront-elles leurs effets sur les indicateurs, permettant une reprise des activités? Qui de la troisième vague crainte en Europe?

L'Ires se base sur l’hypothèse d'un maintien de mesures strictes en première partie d’année dans de nombreux pays. Cela modérera l'activité économique mondiale, le commerce international et la consommation. Pour 2021, la croissance du PIB de la zone euro s’établirait à 4,6%, elle serait de 3,5% aux États-Unis et de 8% en Chine.

Les investissements des entreprises encore en recul

Pour les entreprises, les temps resteront durs plusieurs mois encore. En 2020, leurs investissements ont accusé une baisse estimée à -14,9%, "historique", selon l'institut néo-louvaniste. Ils seront à nouveau en recul, mais limité, cette année: - 0,7%. L'activité ne tourne toujours pas à plein régime et les conditions d'accès au crédit sont durcies...

Les exportations devraient accuser une baisse de 5,3% en 2020, mais s'afficher en hausse de 6,3% en 2021. Du côté des importations, l'Ires s'attend à ce que la contraction estimée à 5,8% en 2020 soit suivie par une progression de 7,4% en 2021.

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