Relance à 12,5 millions pour Cameleon

©Dieter Telemans

À la suite des attentats qui ont frappé Bruxelles, la SRIB a octroyé plus de 5 millions d’euros de crédits de crise à 54 entreprises. Parmi elles, de nombreux restaurants et des boutiques de détail.

Au cours de l’année 2016, la SRIB a octroyé 5,2 millions d’euros de crédits de crise pour aider une série d’entreprises à garder la tête hors des flots après les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles. Au total, 54 entreprises ont bénéficié de tels crédits, a fait savoir Serge Vilain, le président du comité de direction de la SRIB, à l’occasion de la présentation des résultats du pôle de financement public.

Concrètement, toute entreprise prouvant une diminution de 30% de son chiffre d’affaires durant le dernier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 a pu introduire une demande de crédit de crise. Il faut dire que le lockdown décrété à la suite des attentats de Paris et les conséquences des attentats de Bruxelles ont laissé des traces.

©Saskia Vanderstichele

C’est dans ce contexte que Cameleon et le restaurant "Chez Léon" ont chacun bénéficié d’un crédit de crise d’un million d’euros. D’après Serge Vilain, ce sont essentiellement des restaurants et des cafés ou des commerces de détail qui ont bénéficié de telles aides.

Ce fut le cas, notamment, du restaurant Poséidon, situé entre la place Dailly et la place Meiser, à Schaerbeek. Ce restaurant grec est pourtant situé assez loin du centre-ville, mais, malheureusement pour lui, il se trouve sur le parcours emprunté par "l’homme au chapeau" lors de sa fuite après l’attentat perpétré à l’aéroport de Zaventem. À l’époque, le parcours de "l’homme au chapeau" avait été reconstitué par la police avant d’être diffusé en boucle sur toutes les chaînes de télévision. "Il est évident que tout cela ne nous a pas fait une bonne publicité. Nous en avons ressenti les conséquences pendant un long moment", a expliqué Daniel Anastopoulos, le propriétaire du Poséidon.

Dans les jours et les semaines qui ont suivi les attaques de Bruxelles, le restaurateur a dû faire face à plus de 800 annulations. "Les gens ont pris peur, ils ne sont plus sortis de chez eux, on a eu besoin d’un bol d’oxygène", a précisé le restaurateur. Et ce bol d’air, ce fut l’aide financière apportée par la SRIB. "Si je me mets sur la Grand-Place et que je tourne sur moi-même, il n’y a quasi pas un commerce qui n’a pas bénéficié de notre aide", aime à dire Serge Vilain pour expliquer l’intervention de l’invest public.

C’est également la raison pour laquelle toute une série d’épiceries et de magasins de quartier ont pu compter sur les crédits de crise de la SRIB. Car si tous les regards étaient tournés vers la reprise du trafic des passagers à Bruxelles-National, la circulation du fret était également à l’arrêt à Brucargo. Et cet arrêt soudain du trafic des marchandises venues de l’étranger aurait bien pu étrangler ce volet de l’économie des quartiers si les crédits de crise n’avaient pas été mis en place.

Enfin, clôturant une année qualifiée "d’exceptionnelle", la SRIB a investi 17,6 millions d’euros dans 138 entreprises. Pour la troisième année consécutive, l’invest public a bouclé l’année sur un bénéfice de 1,5 million d’euros. De quoi faire passer la pilule de la claque (perte de 4,6 millions d’euros) infligée par la sortie de Hello Agency.

3,04%

Rendement moyen des investissements de la SRIB sur 20 ans.

5,2 millions

Crédits de crise octroyés après les attentats du 22 mars à Bruxelles.

4,6 millions

Perte enregistrée par la SRIB lors de la sortie du capital d’Hello Agency.

17,6 millions

Montants investis par la SRIB en 2016 dans 138 entreprises.

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