"Risque de manquement" du budget belge, selon la Commission

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La Commission européenne donne ce mercredi son avis sur la conformité des budgets 2019. Comme prévu, celui présenté par le gouvernement Michel ne satisfait pas aux critères européens. Il reçoit un avertissement.

Le budget remis par la Belgique à la Commission européenne ne respectait pas la trajectoire, on le savait. On attendait l'avis définitif, le voici:

"Pour quatre États membres (la Belgique, la France, le Portugal et la Slovénie), le PPB (projet de budget, ndlr) entraîne un risque de manquement aux exigences du pacte de stabilité et de croissance pour 2019. Le PPB de ces États membres pourrait entraîner un écart important par rapport à la trajectoire d'ajustement vers la réalisation de leur objectif budgétaire à moyen terme."

Et voilà donc notre pays une nouvelle fois "averti".

L'exécutif européen pointe la réduction insuffisante du déficit ainsi que le niveau élevé de la dette publique belge. Pour rappel, tant que le budget n'est pas à l'équilibre, la Belgique est censée réduire son déficit de 0,6% du PIB par an. Mais la Belgique est à 0,2% en 2019. Et si la dette publique devait bien passer sous la barre des 100% l'an prochain (99,8%), venant de 107,6% en 2014, la réduction n'est pas assez marquée, selon la Commission. 

Le budget des quatre pays (la Belgique, la France, le Portugal et la Slovénie) "pourrait entraîner un écart important par rapport à la trajectoire d'ajustement vers la réalisation de leur objectif budgétaire à moyen terme", a indiqué le vice-président de la Commission Valdis Dombrovkis, en présentant les opinions de l'exécutif européen sur les projet de budget des États membres.

• Aura-t-on droit à un peu de flexibilité?

La Belgique réclame l'application d'une clause de flexibilité vu les réformes qu'elle met en œuvre. Cette clause permet de disposer d'une marge supplémentaire de 0,5% du PIB pour atteindre les objectifs à moyen terme. La demande a été faite pour 2019, mais cela voudrait dire que le budget belge devrait respecter l'ensemble des règles du Pacte, or 2018 pose problème, constate la commissaire belge Marianne Thyssen. Le risque de non-conformité est posé. Mais un jugement ne pourra être prononcé qu'en 2019 au regard des chiffres définitifs, a tempéré Thyssen. 

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