Rudi Thomaes (FEB): "C'est l'heure de vérité"

"Il est évident que dans un pays comme la Belgique, où le poids de la fiscalité est déjà très lourd, c'est surtout sur les dépenses qu'il faut agir. Pour la FEB, il est impensable de croire que l'on pourrait réaliser plus de 20% de l'effort budgétaire avec de nouvelles taxes", explique Rudi Thomaes, l'administrateur délégué de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB)

Dans une interview à La Libre Belgique, Rudi Thomaes, l'administrateur délégué de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), estime que 80% des efforts budgétaires doivent se faire en compressant les dépenses publiques.

"Il est évident que dans un pays comme la Belgique, où le poids de la fiscalité est déjà très lourd, c'est surtout sur les dépenses qu'il faut agir. Pour la FEB, il est impensable de croire que l'on pourrait réaliser plus de 20% de l'effort budgétaire avec de nouvelles taxes", explique M. Thomaes.

Selon la FEB, la réduction des dépenses publiques doit, entre autres, passer par une réduction des coûts de la fonction publique. Rudi Thomaes plaide aussi pour une révision de la norme de croissance des dépenses en soins de santé de 4,5% et du mécanisme d'adaptation des allocations au bien-être.

Pour les 20% restants de l'effort budgétaire, M. Thomaes estime que les recettes nouvelles pourraient notamment se trouver du côté de la fiscalité mobilière et immobilière.

Quant à la négociation d'un nouvel accord interprofessionnel à l'automne, l'administrateur-délégué de la FEB affirme qu'il faudra de la "créativité". "A la FEB, on se demande si le prochain gouvernement osera prendre des mesures pour réduire le handicap salarial comme le lui autorise la loi de sauvegarde de la compétitivité", conclut-il.

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