Subsidier les travailleurs âgés, la fausse bonne idée?

Depuis 2013, les cotisations sociales sont réduites de 400 euros pour les plus de 54 ans. ©Hollandse Hoogte / David Rozing

Subsidier le maintien à l'emploi des salariés âgés est inefficace, selon une étude de l'UGent.

Réduire les cotisations sociales pour les travailleurs "seniors" n'a aucun effet sur le taux d'emploi, conclut une étude de l'UGent dans une étude relayée par Le Soir.

Deux chercheurs, Andrea Albanese et Bart Cockx (UGent), ont voulu savoir si les politiques menées pour maintenir les travailleurs de plus de 50 ans au travail avaient un impact. En effet, depuis 2000, les gouvernements successifs ont notamment joué sur les cotisations sociales pour tenter de rendre ces travailleurs plus attractifs sur le marché de l'emploi. Depuis 2013, elles sont réduites de 400 euros pour les plus de 54 ans.

Effet proche de zéro

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Les cotisations sociales sont réduites de 400 euros pour les plus de 54 ans

Leurs conclusions sont sans appel: l'effet sur le taux d'emploi est proche de zéro. En effet, tandis que la productivité du travailleur décroît avec l'âge à partir de 56 ans, son coût salarial continue d'augmenter en raison de barèmes basés sur l'ancienneté du salarié. En fin de carrière, celui-ci coûte donc plus qu'il ne rapporte à l'entreprise. "Un allègement des charges salariales pour ces travailleurs ne peut, dans ce cas, avoir aucun effet car il ne peut qu'alléger la perte de l'employeur qui les maintient au travail."

Et "comme le calcul de l’indemnité de licenciement se base, lui aussi, sur le nombre d’années passées dans l’entreprise, ces personnes restent en place car leur départ coûterait trop cher, sauf en cas de plan de licenciement collectif ou de restructuration où ces travailleurs se voient alors souvent proposer un départ à la prépension. Là, l’abaissement de cotisations sociales semble avoir un impact, surtout pour les salaires les plus bas", explique Le Soir.

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