Un quart des CDD belges durent moins d'un mois

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Selon une étude de la Banque Nationale, la Belgique se distingue par sa forte utilisation de contrats courts. Le CDI reste toutefois le plus utilisé.

La Banque Nationale de Belgique s’est penchée sur les formes d’emplois en Belgique. Dans le rapport disponible sur le site de la BNB, on apprend que la Belgique fait relativement peu appel aux contrats temporaires (CDD). Mais lorsque c’est le cas, les contrats très courts sont visiblement appréciés par les employeurs.

Si 47% des contrats à durée déterminée s’étalent sur une période de plus de six mois, la Belgique se distingue par la part importante d’embauche pour des contrats à très courte durée. Près d’un quart des CDD belges ont ainsi une durée de moins d’un mois.

"Cette évolution coïncide avec la suppression de la clause d’essai".
La BNB

Le CDD est toutefois loin d’être la norme. Neuf Belges sur dix disposeraient d’un CDI, soit un peu plus que la moyenne européenne de 86%.

Le nombre de CDD est toutefois en hausse ces dernières années. "Jusqu’en 2014, la proportion de ce type de contrats de travail au sein de l’emploi salarié n’a guère évolué, oscillant autour de 8 %. Depuis, elle s’affiche en hausse croissante: en 2017, elle s’établissait à 10 %", explique l’étude qui avance plusieurs explications pour justifier cette tendance. "Cette évolution coïncide avec la suppression de la clause d’essai, entérinée lors de l’harmonisation des statuts d’ouvrier et d’employé, à la suite de laquelle de nombreux employeurs ont préféré offrir en premier lieu des contrats temporaires (contrats à durée déterminée ou d’intérim), pour évaluer si les travailleurs correspondaient aux profils recherchés".

17% d’indépendants

L’étude s’intéresse également aux autres formes d’emplois. En une quinzaine d’années, le nombre d’indépendants a légèrement augmenté dans le pays.

Une tendance qui va dans le sens opposé à l’évolution européenne. Aujourd’hui, 17% des travailleurs belges disposent de ce statut. "Plusieurs facteurs ont contribué à cette évolution, parmi lesquels la dynamique des professions libérales, les améliorations successives du régime social, la possibilité de combiner pension et revenus sous ce statut, l’attrait de plus en plus marqué pour la flexibilité, etc.", explique l’étude.

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