Un trou de 200 millions dans l'accord de l'été

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Il manque encore 200 millions d’euros pour financer les mesures socio-économiques programmées cet été par le gouvernement.

D’après les tableaux relatifs au budget, le gouvernement Michel doit encore trouver au moins 200 millions d’euros d’économies pour pouvoir mettre en œuvre ce qui a été décidé dans l’accord estival. Un mois environ après l’annonce triomphale, par le gouvernement, d’un accord sur une série de réformes socio-économiques, il semble donc que plusieurs détails restent à régler.

Le gouvernement doit encore trouver 206 millions d’euros d’économies pour pouvoir équilibrer le budget de l’année prochaine.

Le week-end dernier déjà, il est apparu clairement que des discussions relatives aux pensions – les personnes de 50 ans et plus au chômage depuis plus d’un an gagneraient moins – devaient encore se poursuivre.

A la suite de la critique du président du sp.a, John Crombez – qui affirmait, dans un débat animé dimanche sur le plateau de la VRT, que le gouvernement avait décidé de réduire la pension des chômeurs de 50 ans et plus de 140 euros –, aussi bien la présidente de l’Open Vld, Gwendolyn Rutten, que le Premier ministre, Charles Michel (MR), ont démenti que la décision avait déjà été prise, ce à quoi le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR), a rétorqué qu’il avait déjà transmis des textes de loi sur la réforme au Conseil d’État.

206 millions à trouver

Et cette réforme n’est plus la seule tache noire de l’accord estival depuis longtemps. Il ressort en effet des chiffres budgétaires que le gouvernement doit encore trouver 206 millions d’euros d’économies pour pouvoir équilibrer le budget de l’année prochaine.

90 millions
Le ministre de l’Emploi, Kris Peeters, est chargé de trouver 90 millions d’euros.

Daniel Bacquelaine doit économiser 52 millions sur les pensions, Maggie De Block, ministre des Affaires sociales (Open Vld), 64 millions, tandis que le ministre de l’Emploi, Kris Peeters, est chargé de trouver 90 millions d’euros.

Ce dernier a laissé entendre qu’il ne proposerait des mesures d’économies que s’il obtient une garantie sur les 254 millions que doit rapporter la taxe sur les comptes-titres.

C’est le ministre des finances, Johan Van Overtveldt (N-VA), qui doit élaborer cette nouvelle taxe. Et le temps presse pour le gouvernement. Le budget doit être présenté à l’Europe à la mi-octobre.

L’équipe du gouvernement Michel a décidé depuis longtemps de ne plus s’accrocher à un budget à l’équilibre durant la législature en cours. Elle devrait en effet, pour ce faire, procéder à 8 milliards d’euros d’économies cette année et l’année prochaine, ce qui lui semble inenvisageable.

Le Fédéral doit aussi trouver 100 millions d’euros en provenance de la fraude fiscale et sociale. Mais aucune mesure n’a encore été prise pour récupérer ce budget.

Les ministres visent une amélioration du budget pour l’année prochaine, avec une hausse de 0,6% du PNB, soit 2,6 milliards d’euros, le minimum demandé par l’Europe. Mais tant qu’aucune mesure concrète d’économie n’a été décidée, cet objectif risque de ne pas être atteint.

Outre les économies, le gouvernement doit encore trouver 100 millions d’euros de revenus en provenance de la fraude fiscale et sociale. Ce montant se trouve inscrit dans le budget, mais aucune mesure n’a encore été prise pour le récupérer.

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