Une enveloppe "plan Juncker" de 100 millions pour les PME

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Le fonds pour les investissements stratégiques de l’UE apporte son soutien à une plateforme de financement d’ING pour les PME innovantes belges.

Le plan Juncker frappe encore. Le fonds pour les investissements stratégiques de l’Union (FEIS) soutient un accord de garantie passé entre ING Belgium et la Banque européenne d’investissement (BEI). L’accord va permettre à ING de fournir 100 millions d’euros de prêts à des entreprises innovantes de Belgique. "Cet accord est totalement en phase avec la stratégie Think Forward d’ING Belgium", commente Erik Van Den Eynden, head of midcorporates & institutionals chez ING, dans un communiqué que "L’Echo" a pu lire en primeur.

Concrètement, l’Union européenne apporte donc ses garanties pour permettre à ING de fournir durant deux ans des prêts à des conditions favorables aux PME et midcaps. Le mécanisme est connu, puisque pour son premier projet en Belgique, le "plan Juncker" était déjà passé par une plateforme de financement: la Sowalfin. "On essaye de stimuler la création de plateformes qui jouent le rôle d’intermédiaires entre la BEI, qui gère l’argent du FEIS, et les investisseurs", explique la commissaire à l’Emploi Marianne Thyssen.

"On essaye de stimuler la création de plateformes qui jouent le rôle d’intermédiaires."
Marianne Thyssen
Commissaire européen

La transaction se fait au travers de l’instrument InnovFin, une initiative conjointe que la BEI et la Commission européenne ont lancée dans le cadre du programme européen pour la recherche et l’innovation "Horizon 2020". Il s’agit d’une série d’outils de financement et de services de conseil qui couvre tous les stades de la chaîne de valeur de la recherche et investissement. Le partenariat entre la BEI et ING Belgique est l’une des premières vagues de transactions InnovFin de Belgique, permise grâce au soutien du FEIS, qui apporte des garanties aux projets "stratégiques" dont le profil de risque interdit l’intervention classique du fonds d’investissement de la BEI.

Le plan Juncker entend insuffler 315 milliards d’euros en trois ans dans l’économie européenne. Il est largement destiné à des investissements d’infrastructures, mais la Belgique présente peu de projets éligibles. "Il faut de nouveaux projets d’investissements", soulignait dans nos colonnes le commissaire Jyrki Katainen, le 16 mars.

Avant l’annonce de l’accord passé avec ING, plus des deux tiers des projets financés en Belgique concernaient le financement de PME. Cinq accords signés avec des banques ou fonds intermédiaires avaient été signés avec pour objectif d’attirer 572 millions d’euros au bénéfice de quelque 2.000 PME et start-ups.

Côté infrastructures, le plan Juncker est intervenu à hauteur de 100 millions d’euros pour la mise en œuvre de la seconde phase de Belwind, la firme éolienne offshore. Un "fonds infrastructures" est par ailleurs en cours d’évaluation: il devrait transformer d’anciens sites industriels en zones décontaminées et habitables, indique le dernier état des lieux publié par la Commission. À la mi-mars, le plan Juncker avait soutenu 54 projets industriels et 150 accords de financement pour les PME à travers l’Union.

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