"L'axe N-VA - PS, c'est l'axe du shutdown"

©BELGA

Charles Michel a sa vision de la future campagne électorale: une N-VA et un PS qui bloquent et un MR qui veut avancer.

"Pour les élections, les jeux sont clairs: il y a d'une part le blocage avec la N-VA et le PS et d'autre part le MR qui veut avancer. Il ne faut pas être dupe, l'axe N-VA-PS, c'est l'axe du shutdown", affirme le Premier ministre Charles Michel sur Matin Première. Il réagissait notamment aux propos de Jan Jambon qui dans nos colonnes revenait sur la volonté confédéraliste des nationalistes flamands.

"Je ne regrette pas d'avoir travaillé avec la N-VA car ça nous a permis de mettre le communautaire au frigo", a ajouté Charles Michel, actuellement en Suisse dans le cadre du Forum économique mondial de Davos.

"Charles Michel a manifestement besoin d'un peu de repos. J'ignore si c'est le froid de Davos qui lui joue des tours mais il semble oublier que le MR a servi de paillasson pendant 4 ans à la N-VA, qu'il a accepté tous les reculs sociaux et sur les valeurs fondamentales", réplique le chef de groupe à la Chambre, Ahmed Laaouej. "Tout oppose le PS à la N-VA. La N-VA n'a cessé de s'en prendre à la sécurité sociale et aux travailleurs. Le PS a un projet radicalement inverse."

Pour Bart De Wever, le Premier ministre démissionnaire cherche à effrayer les électeurs flamands. "Je vois cette déclaration comme un exercice visant à faire peur à l'électeur flamand. Ce sera le chaos, ce sera le blocage et il y aura le séparatisme, mais ce ne sont pas les choses dont je veux parler", indique le président de la N-VA. "Nous avons démontré pendant les dernières années que nous étions un parti de gouvernement responsable". Et de conclure:  "la commedia dell'arte se joue chez les libéraux, qui doivent faire un choix. Taper sur la N-VA, cela signifie qu'on finira avec le PS dans un gouvernement, c'est aussi simple que ça. Si ce n'est pas cela que l'on veut, je ne vois pas alors à quoi servent les déclarations de Charles Michel."

Charles Michel est par ailleurs revenu sur le bilan économique de la législature. "Nous avons réussi à créer 200.000 emplois dans une période de transformation. On s'oriente de plus en plus vers un marché du travail où il faut s'adapter aux nouveautés technologiques, ce qu'on doit voir comme une opportunité", a-t-il souligné, estimant néanmoins "essentiel d'adapter les conditions de travail pour les travailleurs plus âgés".

Relire notre dossier: Le bilan du gouvernement Michel

Quant à la grève générale annoncée par les syndicats le 13 février prochain face à l'impasse des négociations salariales avec les employeurs, "la culture de la grève n'a jamais rien résolu", a estimé le Premier ministre.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect