Le PS demande à l'Open VLD et au CD&V de se "déscotcher" de la N-VA

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PS et N-VA sont à couteaux tirés depuis l'échec de la préformation dirigée par Rudy Demotte et Geert Bourgeois. Le Roi a rencontré le MR, l'Open VLD, le sp.a, le CD&V ainsi que les deux partis écologistes.

Plus de 160 jours après les élections fédérales, les divergences entre PS et N-VA ne semblent pas avoir diminué d'un pouce. Au point de rendre crédible l'option d'un retour aux urnes anticipé? "C'est possible même si ce n'est pas souhaitable", a admis mardi matin le chef de groupe PS à la Chambre, Ahmed Laaouej, dans l'émission Matin Première sur la RTBF. 

"Si le PS veut un gouvernement arc-en-ciel, qu'il prenne ses responsabilités."
Cieltje Van Achter
Vice-présidente de la N-VA

Pour rappel, Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA), préformateurs depuis le 8 octobre, ont jeté l'éponge lundi, demandant à être déchargés de leur mission. Le Palais a suspendu sa décision avant de commencer un round de consultations par l'audition de Paul Magnette et Bart De Wever, présidents du PS et de la N-VA. 

"Nous restons fidèles aux engagements pris vis-à-vis de la population. Nous ne braderons pas nos valeurs fondamentales", a-t-il ajouté en appelant par ailleurs l'Open VLD et le CD&V à "faire preuve de lucidité". "Qu'ils arrêtent de se scotcher à la N-VA: d'autres coalitions sont possibles", a répété Ahmed Laaouej, un credo martelé à maintes reprises ces dernières heures dans les rangs socialistes.

La N-VA reparle institutionnel

Du côté de la N-VA, c'est le vice-président Lorin Parys qui est monté au front. "Un compromis entre le PS et la N-VA est possible si le Parti socialiste accepte de modifier sa politique socio-économique ou de rencontrer les exigences institutionnelles de la N-VA", a-t-il notamment expliqué sur les ondes de Radio 1. Dit autrement, soit le PS accepte de mettre de côté ses revendications socio-économiques, soit il accepte de discuter confédéralisme avec la N-VA. "Nous sommes toujours prêts à discuter et à écouter", a néanmoins ajouté Lorin Parys selon qui la N-VA est prête à aller au pouvoir "mais pas à n'importe quel prix".

"Nous restons ouverts au dialogue mais concrètement, ce qu'on a entendu lundi de Paul Magnette, c'est que la N-VA doit jeter son programme à la poubelle et exécuter le programme du PS en envoyant la facture en Flandre", a renchéri Cieltje Van Achter, la vice-présidente du parti nationaliste flamand, dans les émissions radio matinales. "C'est ce que nous ne voulons pas. Si le PS veut un gouvernement arc-en-ciel, qu'il prenne ses responsabilités", a-t-elle ajouté.

Après ces joutes verbales, c'est vers le Palais que les regards se tournent de nouveau. Ce mardi, le Roi a en effet repris ses consultations après avoir mis en délibéré sa décision relative à la mission des préformateurs Rudy Demotte et Geert Bourgeois. La Première ministre Sophie Wilmès (MR), Gwendolyn Rutten (Open VLD) et John Crombez (sp.a) étaient reçus au Palais royal ce mardi matin, avant Koen Geens pour le CD&V. Myriem Almanci, présidente de Groen, a été reçue plus tard dans la journée suivie par Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane, coprésidents d'Ecolo, également consultés cet après-midi. 

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