PS et N-VA à la même table de discussion?

Siegfried Bracke ©BELGA

Au vu du dernier sondage, le président de la Chambre Siegfried Bracke (N-VA) n'exclut pas l'hypothèse, mais alors ce sera pour parler de confédéralisme, précise-t-il.

Le président de la Chambre, Siegfried Bracke, n'exclut pas de voir le PS et la N-VA face à face à une table de négociation à l'issue des prochaines élections. Mais, fidèle au credo de son parti, il précise qu'il s'agira d'y parler de confédéralisme.

Un sondage Ipsos sur les intentions de vote lors des prochaines élections législatives laisse à penser que la coalition suédoise n'aura plus de majorité, même avec l'appoint du cdH. Toute autre formule semble également très compliquée, à moins de faire revenir le PS et la N-VA à la même table.

"Il faut toujours s'attendre à l'inattendu. Imaginons que ces chiffres soient les vrais chiffres. Il faudra quand même faire quelque chose. A ce moment, il faudra revenir à la table pour voir ce qu'on peut faire", a expliqué Bracke sur RTL-TVi.

Les nationalistes flamands disent et répètent depuis longtemps qu'ils n'entendent pas discuter avec les socialistes, si ce n'est pour faire advenir un modèle confédéral.

"On ne va pas faire exploser le pays et ce sera peut-être le moment d'avoir un débat sur le confédéralisme", a ajouté le président de la Chambre qui a précisé la méthode qu'il préconisait: tout scinder avant que Flamands et francophones s'accordent sur ce qu'ils veulent encore faire ensemble.

Le PS sur la réserve

Le président du PS ne souhaite pas s'exprimer sur ce genre de scénario. "On parle d'élections qui auront lieu dans un an. D'ici là, le monde aura changé à maintes reprises", a déclaré Elio Di Rupo, sur le plateau de "L'invité".

Ces propos sont tenus à l'issue d'une semaine marquée une nouvelle fois par des propos de l'une des figures de proue de la N-VA, Theo Francken, sur l'immigration. Aux yeux du chef de groupe PS à la Chambre, Ahmed Laaouej, Francken "est d'extrême-droite", et il lui apparaît impossible de constituer un gouvernement avec une telle personne.

Le président des socialistes se garde de son côté de qualifier la N-VA de parti d'extrême-droite. Il parle de "droite extrême". "La N-VA a pour obsession de prendre des électeurs à l'extrême-droite. C'est l'obsession de De Wever depuis longtemps", a affirmé M. Di Rupo.

"Régulièrement, ça flirte avec l'extrême-droite", a souligné pour sa part la cheffe de groupe cdH, Catherine Fonck. Le secrétaire d'Etat a plaidé aussi bien devant les caméras que lors de la réunion européenne de Luxembourg pour le contournement de la jurisprudence sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme afin de permettre le refoulement ("push-back") de bateaux de migrants, et un système de parquage de migrants non désirés à l'australienne, ainsi que l'a révélé "De Tijd" samedi.

"M. Francken a parlé au nom de la Belgique", s'est indigné Jean-Marc Nollet (Ecolo). "Que l'on arrête de dire que c'est un problème de communication".

"On ne mesure pas encore la gravité de ce qui se passe", a-t-il ajouté.

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