50 patrons flamands plaident pour un nouveau tax shift

Karel De Boeck, ex-PDG de Dexia, est l'un des initiateurs de la lettre ouverte. ©BELGAIMAGE

Dans une lettre ouverte, cinquante dirigeants flamands insistent sur des taxes environnementales plus élevées, des taxes sur le travail réduites et un impôt uniforme sur toutes les plus-values.

Cinquante dirigeants flamands insistent, dans une lettre ouverte publiée dans De Tijd, sur des taxes environnementales considérablement plus élevées, des taxes sur le travail considérablement réduites et un impôt uniforme sur toutes les plus-values, y compris les bénéfices provenant d’actions, de dividendes, de loyers et d’héritages.

Ce document, accompagné de 36 conseils aux politiciens, a été initié par Karel De Boeck (ex-PDG de Dexia) et Karel Cardoen (ex-PDG de Cardoen). Parmi les signataires figurent notamment Philippe Haspeslagh (Ardo), Jan De Clerck (Domo), Vic Swerts (Soudal) et Bernard Filliers (Filliers).

Ils demandent une vaste réforme du marché du travail, afin de remettre au boulot les inactifs (chômeurs, migrants, travailleurs âgés...) et pouvoir remplir les postes vacants.

36
Dans leur lettre ouverte, les 50 patrons flamands donnent 36 conseils aux politiciens.

En matière de fiscalité, les patrons plaident en faveur d’un verdissement, notamment par le biais d’une taxe sur les avions et de taxes plus élevées sur les combustibles fossiles. En outre, la fiscalité belge et flamande doit être simplifiée. "Il ne faut plus tolérer l’optimisation fiscale", écrivent-ils. Les subventions, en tout genre, doivent être élaguées.

Les signataires plaident aussi en faveur d’un impôt uniforme "de 20% par exemple" sur chaque augmentation de capital, tant de manière privée que par le biais d’une société. Cela signifie que toutes les plus-values privées – travail, actions, dividendes, loyers ou successions – ainsi que les bénéfices des sociétés sont imposés au même taux. "Aujourd’hui, les grandes entreprises recrutent des fiscalistes de grands groupes de consultants, qui leur diront comment contourner les nouvelles lois fiscales. C’est une mauvaise mentalité dont nous devons nous débarrasser en tant que société", précise Karel Cardoen.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect