Accueil prudent pour le plan Magnette

Paul Magnette. © Belga

Les représentants des partis de la majorité ont réservé un accueil mitigé au plan de Paul Magnette censé réduire les rémunérations des patrons du secteur public.

Le projet du ministre des Entreprises publiques Paul Magnette (PS) de plafonner la rémunération des top managers dans la fonction publique à 290.000 euros bruts a été accueilli prudemment par les représentants des partis de la majorité, vendredi matin, avant un comité ministériel restreint où il devait être abordé.

Joëlle Milquet (cdH) s'est déclarée favorable à une limitation des salaires pour les postes où la concurrence au recrutement est faible, mais elle se montre plus réservée pour les secteurs plus concurrentiels, citant Belgacom et la poste. Elle craint que certaines entreprises publiques "n'attirent plus de gens de qualité et deviennent inefficaces".

Sans se prononcer sur le fond de la proposition, Steven Vanackere (CD&V) a égratigné la méthode de Magnette, qui a diffusé son projet dans la presse. "Ce n'est pas la meilleure manière de mettre des choses à l'agenda", a-t-il dit.

Sabine Laruelle (MR) voit dans le projet du ministre PS "une bonne base de travail". Dans un communiqué, le président du MR, Charles Michel, se réjouit de la proposition, mais appelle à encadrer aussi les salaires des patrons actuellement en fonction, en notant que le projet ne les concerne pas. Il répète ses critiques contre les émoluments du patron de Belgacom, Didier Bellens.

Du côté de l'Open Vld, Vincent Van Quickenborne s'est lui montré plutôt favorable à la mesure, tout en appelant à en mesurer l'impact sur les entreprises. Sur la VRT, le députée Gwendolyn Rutten avait parlé d'un important signal de sobriété.

Laurette Onkelinx (PS) a pour sa part salué la proposition, en ajoutant que le gouvernement devrait aussi travailler à limiter les plus hautes rémunérations dans le secteur privé.

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