La stratégie de vaccination examinée par nos ministres de la Santé mercredi

"Il y a des couacs dans le système qui doivent être résolus et on y travaille", a reconnu le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke dimanche. ©EPA

Pour le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, être autorisé à administrer le vaccin d'AstraZeneca à tout le monde pourrait être un "gamechanger". La stratégie de vaccination sera examinée lors d'une réunion entre ministres de la Santé mercredi.

Si le Conseil supérieur de la santé juge que le vaccin produit par AstraZeneca peut être administré aux personnes de plus de 55 ans, cela peut réellement changer la donne, a affirmé dimanche le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke sur le plateau de l'émission "De Zevende Dag" (VRT).

Sur RTL TVI, le ministre a indiqué que les différents ministre de la Santé du pays se réuniront mercredi pour examiner la stratégie de vaccination contre le Covid-19. "Il y a des couacs dans le système qui doivent être résolus et on y travaille", a reconnu dimanche le ministre.

Vandenbroucke reconnaît des couacs

Faire "un reset"

La vaccination en Belgique repose pour le moment sur trois produits. L'un d'entre eux est le vaccin d'AstraZeneca, qui ne peut pas être injecté aux plus de 55 ans, selon une recommandation suivie par de nombreux pays européens.

"Nous faisons face à une série de problèmes opérationnels et nous devons vraiment les résoudre."
Frank Vandenbroucke
Ministre fédéral de la Santé

Frank Vandenbroucke espère toutefois que cette situation pourra changer. "Si nous pouvons administrer l'AstraZeneca à tout le monde, notre campagne de vaccination pourra être plus simple et plus directe", a-t-il expliqué, ajoutant avoir également "demandé à la taskforce (vaccination) comment on peut accélérer le planning."

Autre demande formulée: voir s'il était possible d'administrer la deuxième dose du vaccin de Pfizer non pas après 21 jours mais 42 jours. "Si le CSS répond positivement aux deux questions, je pense que nous pourrons faire un 'reset' de notre campagne de vaccination, et c'est nécessaire. Nous faisons face à une série de problèmes opérationnels et nous devons vraiment les résoudre", a-t-il ajouté.

Une troisième question a été posée au Conseil: une injection peut-elle suffire au lieu de deux? "Je pense que la réponse viendra avec beaucoup d'hésitation, il est peut-être trop tôt", a encore dit le ministre. Les avis du CSS sur ces trois questions sont attendus pour mardi. Les différents ministres de la Santé en discuteront le lendemain.

Le vaccin Johnson & Johnson approuvé début mars?

Le vaccin anti-Covid Johnson & Johnson devrait être approuvé par l'Agence européenne du médicament début mars et distribué à partir de fin mars ou début avril, a déclaré dimanche la ministre française déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher. "L'agence du médicament européenne est en train de passer en revue toutes les informations que lui a communiquées Johnson & Johnson pour pouvoir mettre sur le marché ce vaccin", a-t-elle affirmé sur France 3.

Les premières doses devraient "arriver fin mars-début avril puisqu'il y a un délai pour la production des doses", cela est "encore en discussion avec le laboratoire", a-t-elle ajouté. "C'est une très bonne nouvelle parce que ce vaccin nécessite une seule dose, en revanche il est possible qu'il nécessite des rappels, nous ne le savons pas encore", a-t-elle prévenu.

Les États-Unis ont accordé samedi une autorisation en urgence au vaccin unidose de Johnson & Johnson pour les personnes âgées de 18 ans et plus.

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