"Albert II, le meilleur Roi que la Belgique ait eu"

Invités du débat de la RTBF dimanche midi, les partis politiques ont réaffirmé leur position sur la fonction royale. Celle-çi a été défendue ardemment par les francophones mis face à la N-VA et la Lijst Dedecker.

Pour Louis Michel (MR), Jean-Michel Javaux (Ecolo), André Flahaut (PS) et Francis Delperée (cdH), il n'est pas question, dans le contexte de crise politique actuel, de discuter d'une éventuelle restriction des pouvoirs du Roi. "Si nous n'étions pas en monarchie, si (il n'y avait) pas de Roi, dans le contexte actuel, qui et quoi? Que ce serait-il passé?" L'un des hommes forts du MR, Louis Michel, a défendu avec force la fonction royale, estimant même "qu'Albert II est sans doute le meilleur Roi que la Belgique ait jamais eu". Selon lui, ses prédécesseurs n'étaient pas autant branchés que lui sur la réalité du pays et ne s'en seraient sans doute pas aussi bien sortis dans le contexte de crise politique actuel.

La question de la fonction royale et des ses pouvoirs a été mise sur le tapis dans l'émission "Mise au point" sur la RTBF dimanche midi. A la veille du 15 novembre, date de la Fête du Roi, les partis francophones ont été amenés à défendre le Souverain face aux coups de boutoirs portés par l'un des fondateur de la N-VA, Eric Defoort, et le président de la LDD, Jean-Marie Dedecker.

"Le milieu du Palais n'a pas de légitimité démocratique". C'est en ces termes qu'Erric Defoort a lancé le débat, indignant d'entrée de jeu les représentants des partis francophones placés face à lui. "La N-VA est républicaine, mais la fonction royale n'est pas notre premier souci, a poursuivit l'homme politique flamand. Nous avons d'autres chats à fouetter." Jean-Marie Dedecker a poursuivi sur le même mode, estimant que le Roi n'était qu'une marionnette aux mains des partis politiques.

Face à ces propos, les partis francophones ont volé au secours du Palais, réaffirmant à qui mieux mieux l'importance de la fonction royale, particulièrement dans le contexte de crise politique que nous vivons.  "Dire que c'est une marionnette, c'est faux, a protesté Francis Delpérée. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il est à la manoeuvre, ce n'est pas de capitaine du navire, mais c'est lui qui fait en sorte qu'il avance", a expliqué de manière imagée le sénateur cdH, qui juge que sa légitimité est fondée sur ses actes. Et pour ce spécialiste de la constitution, le Roi joue un rôle particulièrement important dans la crise actuelle. "C'est le conciliateur en chef".

Aux yeux de la N-VA, la monarchie devrait être réduite à une monarchie portocolaire, à l'image des pays scandinaves. Pour les Francophones, pas question. "Je suis totalement opposé à ce que l'on touche aux pouvoirs du Roi dans le contexte actuel, a affirmé avec force Louis Michel, résumant la pensée des Francophones autour de la table. Je ne suis pas prêt à entrer dans la stratégie de certains partis présents ici autour de la table qui n'ont au final qu'un seul objectif: toucher à l'institution parce qu'elle les empêche d'arriver à leur objectif: la fin de la Belgique." 

Pour Jean-Michel Javaux (Ecolo), certains points peuvent néanmoins être discutés, comme les dotations par exemple, dont les écologistes estiment qu'elles pourraient être restreintes compte tenu du contexte de crise économique actuel.

 

 

 

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