Variants du coronavirus: De Croo s'inquiète et demande l'avis des experts

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Le Premier ministre s’inquiète des variants du coronavirus. "Nous avons demandé aux experts de nous dire si de nouvelles mesures étaient nécessaires", a-t-il déclaré à la Chambre ce jeudi.

Les craintes des experts face à l’arrivée sur le territoire belge des nouveaux variants (britannique et sud-africain) du coronavirus, plus contagieux que les souches traditionnelles, se font de plus en plus fortes. De nouvelles mesures pour y faire face pourraient dès lors être envisagées. Interrogé à la Chambre ce jeudi, Alexander De Croo a indiqué avoir demandé au Gems, le groupe d’experts chargé de conseiller le gouvernement, "si des nouvelles mesures étaient nécessaires". Le rapport est attendu au plus tard ce vendredi soir.

"Le variant britannique circule dans notre pays", a averti de son côté le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, ajoutant: "Cela doit nous inquiéter. Nous sommes confrontés à un nouveau danger".

Le Premier ministre a également maintenu sa position sur les voyages à l'étranger: ils sont vivement déconseillés. Interrogé par les députés François De Smet (DéFI), Catherine Fonck (cdH) et Jasper Pillen (Open Vld), il ne s'est pas avancé dans la voie d'une interdiction. "Je ne pourrais pas comprendre ce qui n'est pas clair quand on dit que c'est vivement déconseillé", a-t-il souligné.

"En Belgique, nous avons la rare capacité à croire que nous sommes une île. Mais quand la réalité nous rattrape, elle nous rattrape de manière beaucoup plus dure que dans les autres pays."
François De Smet
Président de DéFI

L'opposition exhorte pourtant le gouvernement à se montrer clair. Les voyages "vivement déconseillés" n'ont pas empêché de dizaines de milliers de voyageurs de se rendre à l'étranger durant le congé de fin d'année, a fait remarquer M. De Smet. "En Belgique, nous avons la rare capacité à croire que nous sommes une île. Mais quand la réalité nous rattrape, elle nous rattrape de manière beaucoup plus dure que dans les autres pays", a-t-il ajouté. "Nous vous demandons plus de clarté", a souligné Mme Fonck: soit les frontières restent ouvertes, et il y a un système efficace de traçage et de contrôle, soit elles sont fermées. "Ne laissez pas les citoyens dans l'incertitude", a-t-elle poursuivi.

 Le prochain Comité de concertation est prévu le vendredi 22 janvier mais une réunion anticipée n'est pas exclue. Le Premier ministre n'a par ailleurs pas voulu s'engager non plus dans un calendrier d'assouplissement des mesures, réclamé notamment par les professions de contact (salons de coiffure, de beauté, etc.): "Je comprends que les gens nous demandent de leur donner des perspectives. La réalité, c'est qu'aujourd'hui on ne peut pas dire: à cette date, voilà ce qui va se produire. La seule chose que l'on peut garantir, c'est que nous réalisons une évaluation quotidienne".

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