Aubaine budgétaire pour Elio Di Rupo

(© Nicolas Maeterlinck)

C’est la conscience tranquille que le formateur Elio Di Rupo pourra se rendre aux Fêtes de Wallonie à Namur ce week-end. Non seulement il a décroché au forceps un accord sur le casse-tête BHV, mais il pourra en outre s’appuyer sur des perspectives budgétaires moins inquiétantes que prévu.

C’est en tout cas ce qui ressort des dernières prévisions budgétaires du Bureau du Plan que "L’Echo" a pu consulter. Au lieu des 7 à 8 milliards d’euros manquants pour boucler le budget 2012 en conformité avec l’objectif fixé par l’Europe, soit un déficit de 2,8 %, il ne faudrait plus trouver que 5,7 milliards.

Cette nouvelle estimation fait suite à une demande adressée au Bureau du Plan par le gouvernement en août dernier. La nouvelle projection, portant sur la période 2011-2014, prend comme point de départ les hypothèses formulées dans le Budget économique 2012, publié le 9 septembre dernier, et qui donnait 7 milliards d’économies à réaliser. En général, les résultats des deux exercices (projections 2011-2014 et Budget économique 2012) sont identiques. Sauf qu’ici, le Plan tient compte d’un certain nombre d’hypothèses nouvelles qui, au final, allègent la facture.

Ainsi, le Plan estime que la croissance des dépenses de santé suivra le même rythme qu’au cours des exercices précédents, c’est-à-dire qu’elle restera bien en dessous de la norme de 4,5 %. Une autre hypothèse est que le remplacement partiel des fonctionnaires partant à la retraite sera poursuivi. Enfin, le Plan part de l’idée que les entités fédérées apporteront leur contribution à l’effort d’assainissement.

Si l’on tient compte de ces hypothèses, on aboutit à un déficit de 4,3 % du Produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, soit 16,5 milliards d’euros. Pour atteindre le seuil de 2,8 % ou 10,8 milliards, il faudra réaliser un effort de 5,7 milliards.

Ce sont ces chiffres qui serviront de base pour confectionner le budget 2012. Mais il faudra attendre vendredi prochain pour savoir qui, d’Elio Di Rupo ou Yves Leterme, pilotera l’opération.

Pour les exercices suivants, le Bureau du Plan se veut également plus optimiste. À politique inchangée, le déficit 2013 et 2014 restera chaque fois sous la barre des 4 %, grâce à une meilleure croissance. L’an prochain, le Plan table sur 1,6 % de croissance, après 2,4 % cette année, tandis qu’en 2013 et 2014, la croissance remontera à 2,1 %.

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