Audit peu glorieux pour la Régie des bâtiments

l'Ecole européenne d'Uccle fait partie du portefeuille de la Régie des bâtiments. ©DOC

Deloitte s'est penché sur l'organisation opérationnelle de la Régie des bâtiments. L'organisme parastatal semble avoir besoin d'une sérieuse réorganisation.

Ce mardi sera présenté par Jan Jambon, en Commission à la Chambre, le projet de réforme concernant la Régie des Bâtiments.

♦ Nous vous avons déjà présenté les grandes lignes de cette réforme, retrouvez-les ici: "La Régie des Bâtiments bientôt société anonyme de droit public"

A partir de 10h, l'audit réalisé par Deloitte, à la demande du ministre de l'Intérieur, sera présenté. Le Soir en dévoile les grandes lignes. Qu'en retenir?

Le consultant Deloitte a fourni un audit peu glorieux pour la Régie des bâtiments. Il pointe de nombreux problèmes dans deux matières: 
→ Problème de gestion structurelle
→ Problème de ressources humaines

Début 2019, l'organisme parastatal deviendra pourtant une société anonyme de droit public.

La Régie des bâtiments gère 7,5 millions de m2 de bâtiments fédéraux et emploie 810 équivalents temps plein. Elle avait déjà été critiquée par la Cour des comptes en 2017, notamment sur sa comptabilité, rappelle-t-on dans "Le Soir" .

Quels sont les problèmes?

  • La gestion du portefeuille

→ Sur 7,5 millions de m2 gérés, seul 1,2 million est en réalité "monitoré" (mesurer les bâtiments et relever leur niveau d'occupation) par les équipes de l'institution, selon le rapport de Deloitte.
→ Des locations ne sont pas optimisées
→ La négociation des baux est fragmentée
→ Il y a un manque criant d'outils informatiques performants.

Soit une gestion du portefeuille qui doit opérer "un changement de cap fondamental", avec à la clé "un potentiel d'économies important".

  • Les ressources humaines

Deloitte relève un volume de personnel plus élevé que dans d'autres pays européens ainsi que des travailleurs plus âgés et moins qualifiés.

Besoin d'agir !

Le rapport dresse plusieurs mesures à prendre, notamment le passage de statut en société anonyme , tel que prévu début 2019.

Se séparer de certains bâtiments serait ainsi plus facile, pointe l'opposition. Deloitte chiffre d'ailleurs une diminution du portefeuille de 1,1 million de m2 à opérer d'ici 2025.

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