Avec Magnette et De Croo, c’est enfin l’expérience qui parle

Alexander De Croo endossera une mission de formateur avec Paul Magnette. ©BELGA

Alors que la désignation des co-formateurs vient d'être annoncée, ils vont tenter d'effacer l'impression d'amateurisme qui a prévalu jusqu'ici au sujet de la Vivaldi.

Avec Paul Magnette et Alexander De Croo comme formateurs, c’est désormais l’expérience qui parle. La jeunesse et l’inexpérience des Bouchez, Rousseau et Lachaert ont sans doute compté pour beaucoup dans le faux départ de la Vivaldi.

Magnette (49 ans) et De Croo (45 ans) ne sont certes pas des vieux routiers de la politique belge, mais cela fait quand même plus de dix ans qu’ils roulent leur bosse au niveau fédéral. Eux aussi n’ont toutefois pas convaincu tout de suite.

Alexander De Croo a été catapulté en 2009 à la tête de l’Open Vld, sans la moindre expérience politique. D’emblée il a fait parler la poudre en décidant, le 22 avril 2010, de tirer la prise du gouvernement Leterme, faute d’avoir obtenu des avancées suffisantes dans le dossier BHV. Pour beaucoup, ce geste s’apparentait à un coup de tête.

Seul contre le CETA

Paul Magnette, lui, a fait son entrée sur la scène politique en 2007. Ministre fédéral, ministre-président wallon, président du PS, Magnette a toujours eu des postes en vue. Il obtiendra même une visibilité internationale en 2016 en bloquant – seul contre tous, tel Astérix contre l’envahisseur romain – le traité de libre-échange UE-Canada (CETA). Une attitude qui semblait tout aussi peu rationnelle que la décision de De Croo de faire tomber Leterme.

Depuis lors, les deux hommes ont récupéré une bonne partie de leur crédit, De Croo en soutenant à bout de bras le gouvernement minoritaire de Sophie Wilmès, et Magnette en discutant d’homme à homme avec Bart De Wever pendant un mois cet été. A cela s’ajoute qu’on a affaire à deux bons bilingues, ce qui tranche avec Bouchez et Rousseau qui ne maîtrisent pas la deuxième langue du pays.

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