Publicité

B Plus lance un "pacte pour la Belgique"

©REUTERS

Le mouvement indépendant vient de publier son "pacte pour la Belgique", avalisé par tous les partis, sauf la N-VA, le Vlaams Belang et DéFI, à qui le texte n’a pas été transmis.

Alors que le compteur tourne depuis la chute du gouvernement Michel, il y a un an, B Plus lance un appel. Ce mouvement de pression indépendant en faveur d’une Belgique fédérale renouvelée, créé en 1998, a pris rédigé ces dernières semaines un "pacte pour la Belgique".

"Nous avons obtenu l’accord officiel de dix partis pour ce texte qui doit servir de point de départ à toute réforme future de l’État."
Tony Van de Calseyde
Président de B Plus

Le texte a été transmis aux partis (sauf à la N-VA, à Défi et au Belang) qui "ont tous marqué leur accord", dit Tony Van de Calseyde, son président.

Que contient le document, dévoilé mardi après-midi à la Chambre et qui compte parmi ses signataires des personnalités telles que Maxime Prévot (cdH), Gilles Vanden Burre (Ecolo), Christophe Lacroix (PS), Bianca Debaets (CD&V), Kristof Calvo (Groen), ou encore Gaëtan Van Goidsenhoven (MR)? Cinq principes importants qui "devraient servir de point de départ à toute réforme future de l’État".

  • Une Belgique fédérale. Système où, "à travers les élus, les citoyens prennent part à la prise de décision, tant au niveau fédéral qu’au niveau des entités fédérées". Ce qui n’est pas le cas dans une confédération, qui est "une union d’Etats souverains qui décident de régler certaines questions ensemble. Ceci a pour conséquence immédiate que le citoyen n’est pas impliqué dans tout, d’où la création d’un déficit démocratique et la fin de la solidarité et de la stabilité."
  • Une Belgique solidaire."Entre communautés, générations, classes et personnes d’origines différentes ou ayant une autre langue maternelle." Mais aussi "entre les entités fédérées". Car "les transferts interrégionaux préviennent la concurrence indésirable entre les entités fédérées ce qui peut conduire à un dumping social."
  • Une Belgique efficace.Avec une simplification des structures mais aussi "l’introduction du principe de subsidiarité, de telle sorte que les compétences soient accordées au niveau où il existe le plus de garanties pour mener une politique efficace" et d’une circonscription électorale fédérale, où "un certain nombre de sièges à la Chambre seront attribués à une circonscription qui comprend l’ensemble du territoire". En parallèle, pour dépêtrer la bisbrouille belgo-belge, le mouvement plaide pour "la création de la possibilité de pouvoir traiter et résoudre les dossiers de situations conflictuelles au niveau fédéral". De même que, pour ce qui est de la capitale, "pour un statut mûrement réfléchi, efficace et cohérent pour Bruxelles, au même niveau que celui de la Flandre et de la Wallonie".
  • Une responsabilité européenne. "La Belgique se trouve en effet à la croisée des cultures latine et germanique. Le pays doit donc être capable de prouver la viabilité d’une démocratie multilingue et multiculturelle", indique l’ASBL.

 

  • La promotion du multilinguisme. Dans tous les aspects de la vie quotidienne, "pourvu qu’on maintienne évidemment les équilibres inscrits dans la Constitution". Et ce, "afin de diminuer la polarisation entre Flamands et francophones".

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés