Barack Obama à Bruxelles, une addition à 1 million

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1.500 policiers, 9 hélicoptères, les moyens déployés pour la visite de 24 heures de Barack Obama sont importants. Le coût que cela engendre aussi.

Depuis hier soir, le président des Etats-Unis est en Belgique. Il est venu accompagné de près de 900 personnes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les moyens ont été déployés pour l’accueillir. Près de 1.500 policiers sont mobilisés.

Près de 600 de ces agents proviennent de la zone de Bruxelles-Capitale. Le bourgmestre de la Ville, Yvan Mayeur (PS), a calculé que tous les moyens mis en œuvre par sa commune représentent un coût de 450.000 euros. Soit le même prix qu’un sommet européen.

"C’est aussi ce que nous a coûté la finale de la coupe de Belgique de football. Chaque événement qui se déroule à Bruxelles nous coûte ce prix-là. Que l’on doive assurer la sécurité d’Angela Merkel ou de Barack Obama, c’est le même prix", affirme-t-il. "Et dans les 15 jours qui viennent, une vingtaine d’événements sont encore à prévoir: visite du président chinois Xi Jinping, visite du secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon, sommet de l’Otan, manifestation des syndicats européens le 4 avril… En tout, nous allons devoir débourser 10 millions. Et ce matin j’ai encore appris que le G8 n’aura pas lieu à Sotchi mais sera finalement un G7 à Bruxelles".

Le bourgmestre estime qu’il est temps de revoir la dotation que le Fédéral octroie à la Ville pour assurer la sécurité de ce genre d’événements. Actuellement, les zones de police bruxelloise reçoivent 73 millions par an du fédéral, quel que soit le nombre de manifestations. "Ce montant a été fixé en 2009. À l’époque, il y avait 4 sommets par an. Maintenant, nous sommes à 10", interpelle Yvan Mayeur.

Pour la visite d’Obama, la commune de Bruxelles partage toutefois la facture avec le Fédéral qui paie la deuxième moitié. Au total, la présence du président américain sur le sol belge coûte donc près d’un million d’euros.

Quelles retombées?

Les retombées sont-elles de la même ampleur que les coûts de cette visite? Les hôtels qui accueillent la délégation se frottent les mains. Mais ce sont sans doute les seuls. L’impact sur le plan économique est pour ainsi dire nul. C’est davantage sur le plan de la notoriété que Bruxelles y gagne. En effet, les médias étrangers suivent attentivement les déplacements du Président américain. Partout, on va donc entendre parler de la capitale belge.

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