Bart De Wever: "Avec ces tensions entre PS et MR, ça devient impossible au Fédéral"

Le bourgmestre d'Anvers inaugurait mardi la Maison de France à Anvers. Bien que réticent, il en a tout de même profité pour glisser un commentaire sur la situation politique.

Pour Bart De Wever, le contexte actuel ne serait plus propice à des avancées. Faute de sérénité. Ce qui mettrait à mal l'idée d'aboutir à un compromis. Et ouvrirait la porte à des élections anticipées.

Alors que le chargé de mission Koen Geens poursuit sa tentative de rapprochement entre PS et N-VA pour une semaine encore, les langues se délient peu à peu au niveau des partis toujours en course au Fédéral. Et l'heure est à un changement de ton.

Des partis s’expriment chaque jour pour dire que ’ce n’est pas possible’. Je le regrette.
Bart De Wever
Président de la N-VA

Dernier exemple en date, Bart De Wever himself. Qui, après avoir hésité, a finalement concédé au micro de RTL que "des partis s’expriment chaque jour pour dire que ’ce n’est pas possible’". Ce qu'il "regrette", car "c'est mieux de discuter et de voir ce qui est possible". Sans rien ébruiter donc.

Avant d'ajouter: "Je trouve ça stupide de dire à la presse les points communs pour un accord PS/N-VA. Je pense que le fait que la Flandre a voté à droite et la Wallonie à gauche, et même à l'extrême gauche, rend ce pays presque ingouvernable. Obtenir un compromis est déjà très compliqué, alors si on ajoute encore les tensions entre les partis francophones, notamment entre PS et MR, ça devient hypercompliqué, voire impossible".

Résultat, hasard d'agenda ou coordination, Siegfried Bracke (N-VA) appelle désormais à un retour aux urnes. "Dès que possible", a-t-il évoqué auprès de Doorbraak. "Eh oui, je pensais et écrivais autre chose depuis le 26 mai. Eh oui, le parti dont j’ai la carte de membre pense différemment et fait ce qu’il peut. Mais les gens devront en arriver à cette conclusion inévitable".

Il est préférable d’organiser de nouvelles élections dès que possible. Les gens devront en arriver à cette conclusion inévitable.
Siegfried Bracke
ex-président de la Chambre

De quoi rejoindre le sentiment général de découragement. Pendant que le CD&V voit son poulain s'efforcer à avancer tout de même. Après tout, le PS n'y croit plus, attaquant frontalement un tax shift "qui n'a jamais été financé" au passage, courant de semaine passée, qui expliquerait notamment le trou dans les caisses du Trésor. Ni même Ecolo ou le MR, ce dernier, par la voix de son président, soulignant même ce week-end un "manque de volonté politique" auquel "même Jésus n'aurait rien changé".

Et certains, à l'image de Jean-Marc Nollet (Ecolo), d'appeler au plan B, "comme Belgique". Soit de revenir à l'idée d'une coalition sans la N-VA, soit la Vivaldi. Mais il serait trop tard déjà pour cela, entend-on à diverses sources. Certains attendaient gentiment que la N-VA claque la porte et/ou que le CD&V lâche son partenaire au gouvernement flamand. Il n'en fut rien. Ce qui amène au présent. Soit une situation de blocage, où personne ne veut endosser le costume du "zwarte piet" à qui l'on imputerait un retour à la case à cocher. Pouvant déboucher sur des résultats incertains. Si ce n'est, selon toute vraisemblance, par contre, d'encore renforcer les extrêmes.

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