Bart De Wever: "Nos amis bleus devront se mettre à genoux"

Bart De Wever accentue la pression sur l'Open Vld, partenaire de la N-VA au gouvernement flamand et toujours à la manoeuvre pour une coalition Vivaldi au Fédéral. ©BELGA

Bart De Wever pilonne l'Open Vld. Se disant convaincu que la Vivaldi n'est pas morte, le président de la N-VA prévient ses partenaires de coalition au gouvernement flamand: "Ils devront se mettre à genoux et avaler ce qu'il faudra".

L'occasion était trop belle. Le nouveau psychodrame intervenu en ce début de semaine entre partenaires de la potentielle coalition Vivaldi (rouges, bleus, verts et CD&V) a offert à la N-VA une opportunité quatre étoiles pour pilonner les partis à la table des négociations, et singulièrement l'Open Vld du préformateur Egbert Lachaert.

"Nous les briserons dans l'opposition."
Bart De Wever
Président de la N-VA

Invité lundi soir de la chaîne flamande Vier, Bart De Wever a mis une forte pression sur les libéraux flamands, par ailleurs partenaires des nationalistes au gouvernement flamand. Convaincu que la Vivaldi n'est pas morte, il a lancé: "Selon moi, ils iront plus loin. Nos amis bleus devront se mettre à genoux, ouvrir la bouche et avaler tout ce qu'il faudra". Et d'ajouter: "Nous les briserons dans l'opposition".

Pour rappel, le Roi a refusé, lundi en fin de journée, la démission des préformateurs Conner Rousseau (sp.a) et Egbert Lachaert, leur donnant deux jours supplémentaires pour tenter de raccommoder une Vivaldi mise en péril par un week-end de dissensions autour, notamment, de l'attitude du président du MR Georges-Louis Bouchez. Un argument rejeté par les bleus francophones sur le mode: "Les critiques envers Georges-Louis Bouchez sont un alibi qui arrange bien les autres. Le vrai problème, c’est qu’il est le seul à défendre les positions libérales."

Vers une courbe rentrante du sp.a?

Ce mardi, les contacts entre les septs partis pressentis pour former un gouvernement devraient donc reprendre. Le sp.a va-t-il faire une courbe rentrante, après que son bureau politique ait décidé lundi qu'il ne voulait plus négocier avec le MR? C'est l'une des questions centrales des prochaines heures.

"Des signaux très forts seront nécessaires de la part de certains."
Conner Rousseau
Président du sp.a et préformateur

"Il me semblait impossible de rétablir cette confiance ce matin, mais si le roi le demande, je vais essayer de rendre cet impossible à nouveau possible", a déclaré le socialiste flamand et préformateur Conner Rousseau lundi soir, prévenant: "Des signaux très forts seront nécessaires de la part de certains". Il visait sans le citer le MR.

Theo Francken cible le CD&V

De son côté, le député N-VA Theo Francken a à nouveau plaidé pour un accord entre le PS et la N-VA, qui avait failli advenir durant l'été: "Retournons à cet accord historique et mettons-le en place. Ce serait meilleur pour le pays que ce qui se profile". Si cet accord n'advient pas maintenant, alors ce sera le cas en 2024 ou 2028, estime-t-il.

Concernant la Vivaldi, il a invité "tout le monde à bien réfléchir, certainement aussi le CD&V". Au sujet du président du MR, Georges-Louis Bouchez, qui a suscité la grogne quasi générale des autres partis, M. Francken estime qu'il est très motivé et dispose d'une vision à long terme, mais aussi qu'il est un fauteur de troubles et qu'il peut être "Trumpien" dans sa façon d'aborder les choses.

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