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Bart De Wever réinvite le PS à négocier: "Il faut prendre ses responsabilités"

Bart De Wever, président de la N-VA: "Je n’ai pas changé d’avis. Il faut prendre ses responsabilités, ‘punt’. Nous voulons un gouvernement." ©James Arthur

Le président de la N-VA a redit ce mardi qu’il voulait aboutir à un deal entre le premier parti flamand et le premier parti francophone et estime que de nouvelles élections donneraient "des résultats catastrophiques".

"Je n’ai rien contre le PS et j’espère que le PS n’a rien contre la N-VA. Je n’ai pas oublié ce qui s’est passé à la mi-mars. Le coup dans le dos, je le sens encore. Mais je n’ai pas changé d’avis: il faut prendre ses responsabilités, punt. Nous voulons un gouvernement."

Ce mardi, Bart De Wever a redit sa motivation à former un gouvernement fédéral avec le PS. Le président de la N-VA était invité à s’exprimer en vidéoconférence à l’occasion de la sortie du livre "Het DNA van Vlaanderen", coécrit par Ivan De Vadder, journaliste politique à la VRT, et Jan Callebaut, spécialiste du marketing politique.

"Nous nous tenons mutuellement en otage, jusqu'à la mort."
Bart De Wever
Président de la N-VA

"Nous nous tenons mutuellement en otage, jusqu'à la mort." C’est ainsi que Bart De Wever a décrit l’impasse dans laquelle se trouve l’échelon fédéral du pouvoir. "J’ai une solution pour cela, qui s’appelle confédéralisme, mais je n’ai pas la majorité pour cela."

Condamnés à s’entendre, N-VA et PS ? Bart De Wever a évoqué des discussions entre les deux partis remontant à l’été dernier, au cours desquelles "un fatalisme menant à trouver un accord a été reconnu des deux côtés de la table. Je dis bien fatalisme, car nous ne nous aimons pas". 

Le leader nationaliste a redit ce mardi qu’il voulait aboutir à un deal entre le premier parti flamand et le premier parti francophone. Mais, cette fois, il s’est contenté de faire part de sa bonne volonté, et s’est bien gardé de démolir dans la phrase d’après le parti qu’il considère comme son inévitable partenaire au fédéral.

Conner Rousseau, président du sp.a. ©BELGA

La dernière fois qu’il s’était exprimé en faveur de nouvelles négociations avec le PS, c’était pour l’accuser dans le même temps de vouloir faire payer la crise au "Flamand qui travaille, épargne et entreprend". Evidemment, Paul Magnette n’avait pas manqué de le remballer quelques jours plus tard: "Il n'a pas changé: une fois par mois, Bart De Wever injurie les Wallons, attaque le PS. Arrêtons de faire comme si Bart De Wever était le centre du monde, le Roi-Soleil."

Dans la foulée, le patron du PS indiquait, c’était dimanche dernier, que des négociations en vue de constituer un gouvernement fédéral pourraient reprendre à la fin du mois de juin en vue d'aboutir au mois de septembre. 

Ce mardi, Bart De Wever n’en a plus remis une couche. Il faut dire qu’il s’exprimait devant Conner Rousseau, le président des socialistes flamands, lui aussi invité à cette session vidéo. Le jeune patron du sp.a a joué les médiateurs entre PS et N-VA à la mi-mars, lorsqu’un accord de principe a été trouvé entre Bart De Wever et Paul Magnette pour un gouvernement de plein exercice, avec "tope-là" devant témoins et tout et tout. Un accord très vite dénoncé par le président du PS, après avoir mesuré lors d’un bureau de parti tout le mécontentement de son clan.

"Si on ne parvient pas à trouver un accord, il ne restera plus un gramme de respect" chez l’électeur.
Conner Rousseau
Président du sp.a

Conner Rousseau, pour sa part, a insisté ce mardi sur le fait que des négociations devaient aboutir pour la fin septembre. "Si on ne parvient pas à trouver un accord entre les grands partis, permettant d’avoir une majorité, il ne restera plus un gramme de respect" chez l’électeur, "qui en septembre viendra briser les vitres du Parlement".

Bart De Wever est en tout cas d'avis que des élections donneraient "des résultats catastrophiques ".

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