Belgium, one point

La Belgique a donc échappé hier soir à la sanction de S & P. Après avoir été placée il y a un mois dans le même panier que la grosse majorité des autres pays de la zone euro, la Belgique en est donc extraite et conserve son précieux "double A".

C'est une petite victoire pour Elio Di Rupo, qui aura remis en temps et en heure à la Commission européenne une épure budgétaire que l'exécutif européen aura finalement jugée globalement crédible.

Et si l'on prend un peu plus de recul encore, il faut admettre aussi que sans gouvernement, la Belgique n'aurait jamais conservé son double A. Certes, il convient de garder la tête froide: la note de la Belgique avait déjà été dégradée récemment, de "AA +" à "AA" et ce sont les marchés qui auront le dernier mot.

Mais force est de constater qu'après avoir songé à faire baisser cette note d'un cran supplémentaire, S & P y aura finalement renoncé. On saluera au passage la capacité de discernement de l'agence, dont on craignait qu'elle ne frappe aveuglément et indistinctement tous les pays sous surveillance. Les finances publiques belges en bénéficieront, à la faveur de conditions de crédit plus avantageuses pour l'État.

Et tout est bon à prendre en la matière, car il ne faut pas se voiler la face: le gouvernement belge aura fort à faire dans les mois qui viennent pour prévenir tout dérapage fatal du budget 2012. Mais la Belgique a de l'expérience en matière d'assainissement et - qui sait?-, peut-être cette expérience a-t-elle joué plus ou moins consciemment dans la décision des analystes de S & P.

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