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Budget 2022: ce qu'il faut retenir de la communication du gouvernement

Le gouvernement fédéral est parvenu à un accord sur le budget ce mardi matin. Le Premier ministre a fait sa déclaration de politique générale en début d'après-midi devant la Chambre. Réactions du Landerneau politique.
  • Tout savoir sur l'accord de budget 2022

  • La Confédération construction plutôt satisfaite

    La Fédération de la construction, qui représente plus de 16.000 entreprises du secteur, s'est dit plutôt satisfaite de l'accord budgétaire du gouvernement fédéral, et notamment des 250 millions d'investissements supplémentaires dans l'infrastructure et les chemins de fer au cours des trois prochaines années.

    Elle considère également comme positive la suppression du certificat pour la TVA de 6% sur les rénovations. Il sera remplacé par une déclaration standard sur la facture, comme la Confédération le demande depuis longtemps.

  • "La stigmatisation ne contribue pas à une meilleure santé", selon la Mutualité chrétienne

    La Mutualité chrétienne a salué la volonté du gouvernement fédéral de se concentrer sur la réinsertion des malades de longue durée, regrettant toutefois le recours à la menace de sanctions. Près d'un demi-million de personnes sont à la maison depuis plus d'un an pour cause de maladie ou d'accident, soit plus d'un salarié sur dix, souligne la MC. "Il ne fait aucun doute qu'il s'agit de l'un des défis majeurs de notre sécurité sociale", souligne Elisabeth Degryse, vice-présidente de la Mutualité chrétienne. "Nous sommes donc ravis que le gouvernement fasse des efforts pour orienter davantage de personnes vers le travail."

    La MC déplore néanmoins que les malades de longue durée risquent de perdre 2,5% de leurs prestations s'ils refusent de remplir le questionnaire obligatoire sur la possibilité de retourner au travail ou s'ils ne rencontrent pas à plusieurs reprises le coordonnateur "Retour au travail". "Cela crée une atmosphère de méfiance à l'égard des processus de réintégration qui n'est pas nécessaire. La stigmatisation ne contribue pas à une meilleure santé."

  • Essenscia salue la réforme de la facture et l'introduction d'une norme énergétique

    Essenscia s'est réjouie que le gouvernement fédéral ait décidé de procéder à une réforme structurelle de la facture énergétique et d'introduire une norme censée maintenir les coûts énergétiques des entreprises belges au niveau de ceux des pays voisins. "Cette réforme est plus que bienvenue pour le secteur chimique et pharmaceutique, fortement orienté vers l'exportation et devant rester compétitif dans le cadre d'une économie mondiale très concurrentielle dans un contexte de forte hausse des prix de l'énergie et du gaz", souligne la fédération belge de la chimie, des matières plastiques et des sciences de la vie.

    S'agissant de la réforme de la facture énergétique, Essenscia salue la simplification "de l'enchevêtrement actuel des prélèvements fédéraux qui existe dans la facture énergétique dans le but de ne pas augmenter davantage la part fédérale dans les coûts énergétiques". Cette réforme offre une sécurité juridique aux entreprises et contribue à installer un climat plus propice à l'investissement, estime-t-on. "En y intégrant le coût futur du mécanisme de rémunération de la capacité (CRM), le gouvernement évite en effet qu'une décision politique sur la sortie du nucléaire n'entraîne une augmentation significative des prix pour les consommateurs d'électricité".

    Quant à la norme énergétique, il s'agissait d'une demande de longue date de l'organisation sectorielle. "Cette norme permet de veiller à ce que les coûts énergétiques de l'industrie de notre pays ne deviennent pas incontrôlables. En effet, depuis des années, les entreprises doivent faire face à un handicap de coût considérable. En Belgique, le coût de l'électricité pour l'industrie est, selon le profil de consommation, de 7 à 22% plus élevé que dans les pays voisins", rappelle Essenscia.

  • "Une occasion manquée d'organiser une répartition plus juste des richesses", selon la FGTB

    Les décisions prises par le gouvernement fédéral trahissent "un manque d'ambition dans la recherche de recettes fiscales et d'une équité fiscale" et représentent "une occasion manquée d'organiser une répartition plus juste des richesses", estime la FGTB. Certes, le syndicat socialiste relève "plusieurs points positifs" à l'accord, comme les mesures pour réduire la facture énergétique des ménages, surtout à faibles revenus, l'enveloppe d'investissement supplémentaire (un milliard d'euros d'ici 2024) ou encore un certain nombre de propositions concernant l'organisation du travail et le marché de l'emploi (enregistrement des heures de travail, promotion du droit à la déconnexion, droit individuel à la formation).

    Mais la FGTB voit également de "nombreux points négatifs" comme le maintien de l'exonération des cotisations ONSS à vie pour le premier emploi, "l'agenda de la flexibilité, avec en tête de liste l'extension du travail de nuit dans le commerce électronique", la semaine comprimé en quatre jours mais à temps de travail inchangé ou encore "les sanctions pour les malades de longue durée". Le syndicat rouge dénonce aussi un "manque d'ambition pour imposer des efforts aux plus nantis" via la taxe sur les comptes-titres qui n'est "pas renforcée" et le maintien des subsides aux entreprises "malgré l'avis unanime des interlocuteurs sociaux".

    Une réforme du marché du travail lourde à digérer, analyse la CGSLB

    La réforme du marché du travail annoncée ce mardi est lourde à digérer, réagit la CGSLB. "C'est un plat bien roboratif d'hiver qui nous est servi en automne", dit ainsi le syndicat libéral de manière imagée. L'organisation va à présent prendre le temps d'analyser de manière approfondie les mesures dont il est question. "Sous l'énoncé simple des titres des mesures se cachent nombre de détails qui ont des implications encore trop floues pour les travailleurs et les demandeurs d'emploi concernés", appuie ainsi la CGSLB. 

    À titre d'exemple, le syndicat demandait depuis longtemps un droit de formation individuel et exigible pour les travailleurs. La mesure telle que présentée par le gouvernement introduit cependant de nouveaux concepts qui demandent des éclaircissements. Beaucoup de thèmes doivent être explorés plus avant au sein du Conseil national du travail avant que nous arrêtions une position ferme et précise, estime encore l'organisation libérale.

  • Le Réseau de lutte contre la pauvreté salue l'extension du tarif social de l'énergie

    Le Réseau de lutte contre la pauvreté (Belgian Anti-Poverty Network - BAPN) salue la décision du gouvernement Vivaldi de prolonger le tarif social énergétique et d'accorder un chèque énergie. "C'est une bonne décision dans le contexte actuel de flambée des prix du gaz naturel", souligne le communiqué du BAPN, qui demande toutefois une perspective structurelle pour les ménages vulnérables.

    En raison de la crise du coronavirus, le tarif social a été étendu, cette année, à tous avec une allocation majorée. Le gouvernement fédéral a décidé de prolonger cette mesure de trois mois, soit jusqu'à la fin mars 2022. Cependant, l'extension du tarif social et le chèque énergie n'offrent qu'une solution à court terme, selon le réseau, qui demande donc que l'extension du tarif social pour les personnes bénéficiant d'une allocation majorée soit ancrée structurellement.

  • E-commerce: pour le Setca, seules des solutions collectives sont envisageables

    Alors que le gouvernement fédéral demande aux interlocuteurs sociaux d'étudier la possibilité d'introduire le travail de nuit de manière individuelle pour les travailleurs qui le souhaitent, "seules des solutions collectives entre interlocuteurs sociaux doivent être envisagées", a averti le Setca, assurant qu'il se montrerait "intransigeant" sur ce point. Le syndicat socialiste estime en effet que "du travail de nuit à la carte et à la tête du travailleur, c'est ouvrir la porte à toutes les dérives en matière de flexibilité".

    Le Setca rappelle qu'un accord existe déjà dans le secteur depuis 2015. Il prévoit la possibilité pour les employeurs qui le souhaitent d'introduire le travail de nuit moyennant un accord, au niveau de l'entreprise, des organisations syndicales, et même d'une seule organisation syndicale depuis 2017. Le syndicat reproche au passage à Comeos, la fédération sectorielle du commerce, de refuser de se mettre autour de la table "pour aborder réellement la situation du secteur", à savoir la question de l'e-commerce mais aussi celle de l'organisation du travail, du travail de nuit et du dimanche.

  • Le SLFP salue la revalorisation salariale du personnel de la Défense

    Le Syndicat libre de la fonction publique (SLFP) a salué la revalorisation salariale du personnel de la Défense décidée dans le cadre de l'accord sur le budget fédéral. Pour le syndicat, il s'agit là d'une "rectification", après "des années de négligence et des mois de négociation". "À l'initiative du précédent ministre de la Défense Goffin (MR), cette revalorisation salariale n'a cessé d'être confrontée à des obstacles", souligne le syndicat. Parmi ces entraves, le SLFP cite notamment la difficulté de sensibiliser l'ensemble de l'État-major de la Défense quant à l'importance des ressources humaines par rapport à d'autres investissements, le coup de frein du kern en juillet 2021 "et finalement un conclave budgétaire où apparaissaient soudain des projets absents de l'accord de gouvernement".

    Le syndicat se réjouit toutefois de l'enveloppe de 100 millions d'euros alloués à une adaptation des échelles salariales et de 50 millions d'euros versés sous forme d'allocations. Ces 150 millions d'euros entrent dans le budget existant de la Défense. L'augmentation des revenus entrera en plein régime à partir de l'année 2024. La ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), a en outre annoncé une augmentation des pensions futures et actuelles dès 2025. "Il était plus que nécessaire d'enfin réinvestir dans le personnel" de la Défense, conclut Dimitry Modaert, président du SLFP-Défense, dans le communiqué.

  • Un décalage entre les promesses et la réalité des décisions, selon le cdH

    S'il voit des mesures positives dans l'accord conclu au sein du gouvernement autour du budget, le cdH regrette un décalage entre les "promesses" entendues depuis des mois et la réalité des décisions annoncées par le Premier ministre.

    "Il y a un réel décalage entre la surenchère des promesses depuis un an et la réalité. Pour l'énergie, par exemple, on nous a vendu un soutien à l'ensemble de la population et finalement, ce sera 20% de la population qui sera aidée. Idem pour le train. C'est très bien d'investir, mais on passe de 2 voire de 3 milliards d'euros à un milliard, et on est loin de la gratuité réclamée par certains ou des deux trains par heure. Les soignants, c'est pareil, il n'y a aucune nouvelle mesure, seulement 1,2 milliard d'euros qu'on nous annonce depuis deux ans", a expliqué la cheffe de groupe centriste à la Chambre, Catherine Fonck.

    Trop de flou pour DéFI

    Le président de DéFI, François De Smet, a regretté pour sa part le caractère peu concret de certaines décisions. Il constate de grandes absences, notamment les mesures de lutte contre la fraude fiscale.

    "Cela part dans tous les sens. Le Premier ministre a parlé de tout sauf du budget. Il y a un discours généreux sur les dépenses mais rien sur les recettes, en particulier la fraude fiscale. On sort d'une période marquée par plusieurs dossiers, dernièrement les Pandora Papers, mais on ne voit rien. On nous donne des prévisions budgétaires, mais on ne sait pas comment on atteindra les montants annoncés", a souligné M. De Smet. Les amarantes voient toutefois deux bons points: la consécration d'un droit individuel à la formation et les investissements publics, plus que nécessaires en Belgique.

  • "Celui qui travaille aura vraiment plus d'argent de côté"

    Stijn Baert, économiste à l'UGent, voit beaucoup de potentiel dans l'abolition de la contribution spéciale à la sécurité sociale. "Celui qui travaille aura vraiment plus d'argent de côté", explique l'économiste du travail, qui s'attend à ce que cette mesure budgétaire ait un effet activateur. À long terme, les familles de travailleurs paieront 700 euros de moins en impôts. L'économiste du travail parle d'"un impôt sur le travail destiné à être supprimé progressivement".

    Stijn Baert, économiste à l'UGent. ©Franky Verdickt

    C'est, selon lui, particulièrement une bonne mesure dans le sens où cela creuse le fossé financier entre les personnes qui travaillent et celles qui ne travaillent pas. "Les politiciens se roulent les uns sur les autres depuis des années en préconisant cela", déclare ainsi M. Baert après les discussions sur le budget. "C'est une façon visible de le faire. Les travailleurs auront plus de sous lorsqu'ils iront travailler ou auront une promotion".

    La contribution spéciale sera supprimée progressivement en quatre étapes: 2022, 2024, 2026 et 2028. L'exercice peut avoir un effet positif, notamment sur le taux d'emploi, estime M. Baert. Au niveau fédéral, ce chiffre devrait atteindre 80% d'ici 2030. "Il s'agit de faire ce que les gens disent depuis longtemps, dit Baert, à savoir rendre le travail plus payant et faire en sorte que la différence avec le non-travail augmente.

  • Vote de la confiance à la Vivaldi ce jeudi

    Le vote sur la motion de confiance aura lieu au plus tôt jeudi à 15h (soit 48 heures après la demande). Une réunion de discussion sera organisée à la Chambre demain à partir de 10h. La séance est suspendue jusqu'à mercredi.

  • Alexander De Croo, le Premier ministre, demande la confiance de la Chambre.

  • Asile et migration au niveau de l'Union européenne

    "Il est temps de mettre en place une gestion européenne de l'asile et de la migration. Avec des frontières extérieures solides", lance De Croo, pointant la Pologne et la Hongrie. "Il s'agit de la violation de droits fondamentaux, nous ne pouvons pas transiger contre ce typer d'attaque sur les droits fondamentaux."

  • Renforcement des forces de police, lutte contre les violences sexuelles et intra-familliales font aussi partie des priorités, selon le Premier ministre.

  • "Le gouvernement va actualiser la vision stratégique de la Défense, avec pour horizon l’année 2030", assure Alexander De Croo, évoquant la rivalité entre les États-Unis et la Chine ou le terrorisme international.

  • Maîtriser les prix de l'énergie."

    "À partir du 1er janvier 2022, nous introduirons une norme énergétique. Nous simplifions la facture d’énergie et transformons les taxes fédérales et les obligations de service public en accises afin de mieux maîtriser les augmentations", poursuit le Premier.

  • Changement climatique

    "La crise climatique est causée par l'homme, il appartient à l'homme de trouver des solutions et c'est ce que nous allons faire." Alexander De Croo se réfère aux voitures électriques, notamment construites chez Volvo Gand. Il promet de poursuivre les investissements dans l'éolien en mer, en doublant la capacité de production. 

  • Fracture numérique

    Pour réduire la fracture numérique, le chef de la Vivaldi explique que davantage de personnes auront droit un tarif social pour les télécoms. L'objectif "Internet partout" doit être mis en oeuvre, même dans les zones blanches, grâce au plan haut débit.

  • Investissements

    "Nous prévoyons la vague d'investissements la plus importante de ces 25 dernières années", assure le Premier ministre, citant notamment la 6G et l'intelligence artificielle.

  • "Avoir un emploi, c'est tellement plus qu'une source de revenus"

    "Nous optons pour une approche totale qui implique la participation du plus grand nombre de citoyens possible. C'est important pour ceux qui travaillent. Avoir un emploi, c’est tellement plus qu’une source de revenus. Avoir un emploi aide à se construire. C’est avant tout un acte de solidarité. Car les travailleurs contribuent collectivement à renforcer notre modèle social", résume le Premier ministre.

  • La fiscalité change

    "Nous demandons aux sportifs professionnels d'apporter une contribution sociale juste, en épargnant les petits clubs sportifs", poursuit Alexander De Croo. "Avec la taxe sur les comptes-titres, les personnes dotées de plus grandes capacités contributives sont également appelées à participer au redéploiement."

  • Vaste réforme pour les malades de longue durée

    "Nous freinons la forte croissance de certaines dépenses, telles que celles liées à l'incapacité de travail. En nous attachant à regarder ce que chacun est capable de faire; non aux tâches qu’il n’est pas ou plus capable de réaliser. En conduisant une vaste réforme qui exige des engagements de la part de toutes les parties concernées. Les employeurs, les travailleurs, les mutualités et les prescripteurs. Pour la première fois, tout le monde est responsabilisé."

  • Alexander De Croo rappelle que la croissance devrait être de 6% cette année, mais qu'il faut aller plus loin: investir dans les gens, les pôles de croissance, investir dans des dossiers bloqués depuis longtemps. Le gouvernement s'engage dans la voie d’un rétablissement budgétaire.

    "Nous produirons un effort budgétaire net de 0,4% du PIB l’an prochain. Nous le faisons à l’heure où la clause dérogatoire générale du Pacte de stabilité et de croissance est toujours active. Nous allons donc au-delà des demandes de l’Europe. Dans le même temps, nous dégageons une marge supplémentaire de près de 400 millions à l’aide de politiques structurelles nouvelles. Ce qui porte notre effort total à 2,4 milliards d’euros."

  • Début de la déclaration du Premier ministre

    Le Premier ministre Alexander De Croo axe le début de sa déclaration de politique générale sur la crise sanitaire. "La page du coronavirus n’est pas encore tournée. Nous devons rester vigilants et, avec les entités fédérées, nous prévoyons d'acheter les vaccins anti-covid en vue d’une troisième et d’une quatrième injection." 

  • Ouverture de la séance à la Chambre

    Le Premier ministre Alexander De Croo doit faire sa déclaration de politique générale à la Chambre à 14h30. D'emblée, le parlementaire N-VA Peter De Roover s'insurge contre le fait que le gouvernement ait donné une conférence de presse avant sa déclaration dans l'hémicycle et annonce que les nationalistes flamands quittent la séance. 

  • À retenir de la conférence de presse

    Les principaux ministres du gouvernement fédéral ont donné, en fin de matinée, une conférence de presse pour expliquer les contours de l'accord qu'ils avaient conclu cette nuit. Rappelons-le, il s'agit à la base d'un accord budgétaire, mais celui-ci dépasse ce cadre strict puisqu'il englobe une réforme du marché du travail, un soutien aux ménages face à la flambée des prix de l'énergie ainsi qu'un investissement d'un milliard dans des projets durables. 

    • Le budget stricto sensu. Le gouvernement a voulu faire mieux que les règles européennes. Un effort de 2,4 milliards d'euros, soit  0,5% du PIB, va être réalisé, avec 2 milliards d'effort net (0,4% du PIB), et 408 millions d'euros de politique nouvelle. Ces efforts doivent permettre une amélioration du solde total de 10 milliards d'euros.
    • Le marché du travail. Un plan va être lancé pour diriger les chercheurs d'emploi vers les métiers en pénurie. La mobilité entre régions va être favorisée. La formation ne concernera plus l'entreprise dans sa globalité, mais les travailleurs seront ciblés individuellement. Plusieurs mesures doivent faciliter le retour au travail des malades de longue durée. L'e-commerce pourra profiter d'une facilitation du travail de nuit.
    • Fiscalité. Des mesures fiscales doivent aider les bas et moyens revenus, on parle ici de la réforme de la cotisation de crise et de l'amélioration du bonus emploi. La déductibilité de la garde d'enfants sera augmentée. Un toilettage de la fiscalité avantageuse des sportifs professionnels va être réalisé; les amateurs seront épargnés. Une taxe (de 1 à 2 euros par vol) touchera les voyages en avion de moins de 500 km.
    • La facture de l'énergie. L'extension du tarif social, jusqu'à la fin mars 2022, a été décidée, avec un budget de 208 millions d'euros. Le tarif social sera ensuite maintenu pour près de 500.000 ménages, les plus vulnérables. Le fonds électricité et gaz fera l'objet d'un financement à hauteur de 16 millions d'euros. 
  • Ce qu'il y a dans le milliard d'investissements fédéraux

    Un plan pluriannuel a été arrêté par la Vivaldi. Il fait la part belle au rail, à la rénovation énergétique des bâtiments et à la digitalisation.

  • D'où viendra l'argent?

    Le solde nominal sera de -3,1% en 2022, contre -5,4% en 2021. L'amélioration du solde se traduira, notamment, via l'effet-retour de taxes, comme celle sur les comptes-titres (430 millions), le plan contre la fraude fiscale et sociale (400 millions), des économies linéaires dans les services fédéraux, notamment via la digitalisation (300 millions) ou encore une augmentation de la TVA et des accises sur le tabac (308 millions). 

  • Les réactions

    • La FEB reste sur sa faim concernant les réformes du marché du travail, mais se réjouit de l'implémentation d'une norme énergétique qui permettra aux prix de ne pas grimper davantage que dans les pays voisins. Elle se réjouit de plusieurs mesures concernant le marché du travail, notamment le droit de licenciement, la plus grande mobilité des demandeurs d'emploi entre les régions et l'évolution vers davantage d'e-commerce. Elle regrette le droit, désormais individuel, à 5 jours de formation et la suppression du certificat médical pour un jour d'absence (avec un maximum de trois jours par an). 

    • L'UCM indique que les mesures sont "plutôt positives pour les indépendants et PME", "d'autant que les réformes concernant le marché du travail seront soumises aux partenaires sociaux". Elle se réjouit aussi que le problème des pénuries de main-d'œuvre soit pris en compte et qu'il devienne possible de cumuler, pendant une période limitée, allocation de chômage et salaire.

    Le SNI se déclare "plutôt satisfait" de l’accord, mais s'interroge sur la mise en œuvre de l’introduction d’un droit à la formation pour les salariés. "Comment organiser cela dans des petites PME de quelques salariés seulement?" 

    L'Unizo, le patronat flamand, accorde au gouvernement le "bénéfice du doute", se réjouissant que les PME n'entrent pas automatiquement dans le système de non-obligation de certificat médical.

    Comeos regrette que le gouvernement fédéral, renvoyant le dossier chez les partenaires sociaux, n'ait pris aucune mesure forte pour rendre possible le travail de nuit dans le secteur de l'e-commerce.

    Test Achats s'est réjoui des mesures prise pour la facture énergétique des ménages et encourage les gouvernements régionaux à faire de même pour les postes de la facture d'énergie qui leur reviennent. 

  • Le secteur de l'e-commerce boosté

    Le ministre Vincent Van Quinckenborne est revenu sur les modifications du travail de nuit, qui doivent favoriser l'e-commerce en Belgique. Deux mesures sont décidées: il deviendra plus facile d'introduire le travail le soir (entre 20h et minuit) pour les entreprises et celles-ci auront la possibilité d'avoir des projets tests, sur base volontaire. Les employés qui y seront candidats pourront travailler dans ce cadre. Il y aura une évaluation du système. Il faudra l'accord des syndicats.

    Selon le vice-Premier Open Vld, vu les conditions pratiquées aux Pays-Bas, sur 100 euros dépensés en Belgique, 80 atterrissent de l'autre côté de la frontière. "On rate des emplois", regrette-t-il.

  • "Réforme importante pour les bas et moyens salaires"

    Le 1er avril, une hausse du salaire minimum, déjà décidée, interviendra. Mais s'y ajouteront deux réformes: la réforme de la cotisation de crise et l'amélioration du bonus emploi.

    "On ne sait pas prédire ce que cela va donner exactement comme résultat", admet le ministre Vandenbroucke. "Mais cette réforme sera importante pour les gens qui sont actifs et gagnent un salaire bas ou moyen."

  • Les malades de longue durée mieux accompagnés et stimulés

    Le gouvernement veut faciliter et accélérer le retour au travail des malades de longue durée. Qu'est-ce qui va changer? 

  • Engagement pour lutter contre la fraude fiscale et sociale

    Le ministre des Finances Vincent Van Peteghem aborde la fraude fiscale et sociale: quarante nouvelles personnes seront engagées pour lutter contre ces fraudes.

  • La déduction fiscale pour la garde d'enfants augmente

    La déduction fiscale pour la garde d'enfants passe de 13 à 14 euros par jour et par enfant. 

  • Des coordinateurs pour le retour au travail

    Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé, confirme la mise en place de "coordinateurs" qui épauleront les malades de longue durée dans l'optique de leur retour au travail, ainsi que la mise en place d'un flux d'information (entre les différentes parties) et la numérisation du certificat des travailleurs malades.

  • Fiscalité sur le travail

    La cotisation spéciale de sécurité sociale s'éteindra pour financer une diminution de charges sur les bas et moyens salaires, selon le ministre des Finances Vincent Van Peteghem. Environ 300 millions d'euros pourront ainsi être utilisés pour éviter notamment les pièges à la promotion. Cet impôt de crise avait été instauré en 1994 par le gouvernement Dehaene dans le cadre du Plan global visant à faire entrer la Belgique dans l'euro.

    Les sportifs amateurs seront épargnés par les nouvelles règles fiscales sur le sport, mais les sportifs professionnels subiront une modification des principes de leurs cotisations ONSS.

  • Réduire les pièges à la promotion au travail

    Georges Gilkinet revient sur la réforme qui permettra de réduire le piège à la promotion des bas et moyens salaires. La réforme permettra aussi de renforcer le pouvoir d'achat grâce à la réforme de la cotisation spéciale pour la sécurité sociale et à l'optimisation de la prime de travail.

  • Aide pour le rail, taxe pour les voyages en avion

    "Nous devons rattraper notre tare en matières d'investissements publics. Un quart du milliard d'euros d'investissement sera consacré au rail", explique le ministre de la Mobilité Georges Gilkinet (Ecolo). Cela fera 615 millions d'euros en un an, grâce à l'aide européenne. 

    "Nous allons investir dans la biodiversité, nous allons essayer d'avoir une meilleure prévisibilité en matière climatique." Le ministre Gilkinet rappelle la volonté de diminuer le volume de camions sur les routes, grâce à un shift modal que permettront les nouveaux moyens d'investissement.

    Un "OCAM" du Climat va être créé, ainsi qu'un "Centre climat".

    Une taxe touchera les voyages en avion de moins de 500 kilomètres. Elle devrait s'élever à 1 ou 2 euros par vol.

  • Sophie Wilmès (MR), vice-Première ministre et ministre des Affaires étrangères, revient sur de nombreux aspects de l'accord, citant, notamment, une aide supplémentaire pour la Régie des Bâtiments, la digitalisation de la certification à l'exportation ou des projets de promotion à l'extérieur.

  • Mesures pour l'emploi

    Pierre-Yves Dermagne, ministre de l'Économie et du Travail (PS), revient sur les mesures centrées sur les métiers en pénurie, en annonçant la possibilité de cumuler une partie de l'allocation de chômage avec les premiers salaires dans le cadre d'un métier en pénurie, une plateforme interfédérale pour la mobilité des travailleurs entre Régions, la défiscalisation partielle des primes régionales pour ceux qui suivent des formations pour un métier en pénurie, ainsi que la formation, sous forme d'un droit individuel pour chacun.

    "Toutes ces mesures nécessiteront une collaboration avec les partenaires sociaux et les Régions", explique le ministre Dermagne. "Les discussions vont être lancées dans les prochains jours, pour l'e-commerce, la conciliation entre vie professionnelle et vie privée. Un menu important attend les partenaires sociaux!"

    Une réforme de la fiscalité a été décidée, qui soulagera, notamment, les personnes qui reçoivent une promotion.

  • Les investissements, pour un milliard, entre 2022 et 2024, comprendront "énormément de projets", que présenteront les ministres concernés, assure Alexander De Croo.

  • Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke expliquera les réformes concernant les malades de longue durée et leur réintégration au travail.

  • Réduction de 300 millions d'euros des charges pour les travailleurs de la classe moyenne

    Le Premier ministre annonce une réduction de 300 millions d'euros des charges pour les travailleurs de la classe moyenne grâce à la réforme de la contribution spéciale à la sécurité sociale.

  • "Le redressement économique est très important"

    "Les règles européennes sont là, et la Belgique a décidé de faire des efforts supplémentaires, pour relancer l'économie et assainir les finances publiques", explique le Premier ministre Alexander De Croo.

    "Il y a une amélioration du solde qui n'est pas un indicateur de l'effort que nous faisons, vu qu'on vient d'une période de crise. Le redressement économique est très important."

  • Le Premier ministre Alexander De Croo ouvre la conférence de presse en expliquant qu'il va juste dresser un cadre général pour livrer les détails au Parlement, cet après-midi.

  • Revalorisation des militaires

    Une revalorisation de la rémunération des militaires est comprise dans l'accord de la Vivaldi. "Un sergent-major avec 12 années d'ancienneté verra son salaire augmenter de 338 euros brut soit environ 203 euros net d'ici à la fin de la législature. Un adjudant qui affiche 25 ans d'ancienneté verra son salaire augmenter de 520 euros brut, soit environ 312 euros net", selon le ministre de l'Économie et du Travail Pierre-Yves Dermagne. 

  • La nouvelle taxe sur les comptes-titres rapporterait 430 millions d'euros l'an prochain

    Le PS s'est réjoui des rentrées fiscales attendues via la taxe de 0,15% sur les comptes-titres de plus d'un million d'euros. "Le comité de monitoring a calculé que la nouvelle taxe sur les comptes-titres, introduite au début de la législature, allait rapporter quelque 430 millions d'euros en 2022."

  • Et pour adoucir la facture énergétique

    Outre la réforme du marché du travail, les ministres ont décidé d'un soutien aux ménages dans le contexte de l'augmentation des prix de l'énergie.

    • Au 4e trimestre 2021, un chèque énergie de 80 euros sera déduit de la facture du million de ménages les plus précarisés. Le budget pour ce chèque énergie se montera à 72 millions d'euros. 
    • L'extension du tarif social, jusqu'à la fin mars 2022, a été décidée, avec un un budget de 208 millions d'euros. Cela concerne 20% des ménages. 
    • Le tarif social sera ensuite maintenu pour près de 500.000 ménages, les plus vulnérables.
    • Le fonds électricité et gaz fera d'ailleurs l'objet d'un financement unique à concurrence de 16 millions d'euros. 
    • Le fournisseur ne pourra plus décider unilatéralement d’augmenter la facture d’acompte.
  • Un milliard d'euros à investir dans le durable et le numérique

    Un milliard d'euros sera dégagé pour des investissements durables et/ou numériques. Cet argent s'ajoute au 1,25 milliard d'euros de projets fédéraux inclus dans le Plan de relance européen (PRR) et aux 328 millions d'euros d'investissements complémentaires déjà dégagés en avril dernier.

    "En comptabilisant les nouveaux moyens débloqués ce week-end, les investissements publics du Fédéral devraient atteindre près de 14,5 milliards d’euros sur la période 2021-2024, soit près de 22% du montant total des investissements publics nécessaires pour satisfaire à un ratio de 3,5% du PIB (étape intermédiaire conforme à l’accord de gouvernement), contre 17,5% actuellement", a expliqué Thomas Dermine (PS), le secrétaire d’État pour la Relance et les Investissements stratégiques.

    250 millions bénéficieront au rail. Et pour le reste?  L’ensemble des projets d’investissements prévus dans le cadre de la relance XXL sera présenté vendredi prochain.

  • La réintégration des malades de longue durée améliorée

    Le trajet de réintégration pour les malades de longue durée sera amélioré, notamment par un accompagnement plus précoce, après trois mois au lieu de quatre.

    Quant à la procédure de licenciement pour force majeure médicale, elle sera dissociée du trajet. L'employeur ne pourra y recourir qu'après 9 mois. De cette façon, le parcours de réintégration pourra s'étaler sur une durée plus longue.

    Des mesures visant à lutter contre l'incapacité de travail seront instaurées, avec responsabilisation des différents acteurs (fonds d'assurance maladie, employés, employeurs et prescripteurs). Ainsi, l'employé qui refusera les procédures verra ses allocations baisser. Les entreprises enregistrant de nombreux cas de maladies devront participer à un fonds voué à la prévention.

  • Fini le certificat de maladie? Ça dépendra...

    Les travailleurs malades auront droit à s'absenter trois jours par an sans remettre de certificats. Mais, selon la vice-Première ministre Petra De Sutter (Groen), les PME seront exemptées de cette règle. 

    La mesure, annoncée dans le cadre des discussions, avait déjà fait réagir le patronat. 

    En exemptant les petites entreprises de cette règle, le gouvernement leur permet d'échapper à l'objet de leurs craintes, un "mal du lundi" chez trop de travailleurs...

  • Un marché du travail réformé

    Du côté du marché du travail, plusieurs avancées possibles ont été entérinées, mais les partenaires sociaux (patrons et syndicats) seront consultés avant toute mise en œuvre. La Vivaldi mise sur un taux d’emploi de 80% en Belgique, avec, notamment, la création de 10.000 emplois. 

    "Un travailleur âgé entre 55 et 64 ans a aujourd'hui trois fois moins de chance d'être formé qu'un collègue âgé de 25 à 34 ans."
    Pierre-Yves Dermagne
    Ministre de l'Emploi

    • La semaine de quatre jours avec temps de travail inchangé, soit quatre jours de 9 heures trente de boulot, a passé la rampe du conclave. Cela se ferait sur base volontaire. Mais le dossier va d'abord être analysé par les partenaires sociaux.
    • Un plan pour les métiers en pénurie reposant sur 12 actions concrètes pour combler les emplois structurellement vacants va être mis en route.
    • Le droit à la formation devient individuel pour les salariés (5 jours par an).
    • L'indemnité de licenciement pourra être utilisée pour de la formation. 
    • Les Régions disposeront d'une autonomie renforcée en termes de disponibilité des demandeurs d'emploi. 
    • Plusieurs mesures pour remettre au travail les malades de longue durée verront le jour.

    "A moyen terme, chaque travailleur aura droit chaque année à 5 jours minimum consacrés à de nouveaux apprentissages. Aujourd'hui, la formation en entreprise est insuffisante. Et elle est surtout extrêmement mal répartie  par exemple, 65% des hautement diplômés avaient suivi une formation en 2016, contre 20 % chez les peu diplômés. Pire encore: un travailleur âgé entre 55 et 64 ans a aujourd'hui trois fois moins de chance d'être formé qu'un collègue âgé de 25 à 34 ans", a déjà précisé le ministre de l'Emploi, Pierre-Yves Dermagne.

  • Les gros chiffres du budget

    • Le déficit budgétaire sera réduit, l'an prochain, de près de deux points, à 3,1% du PIB, contre 5,4% actuellement, ce qui signifie un effort de 2,4 milliards d'euros et une amélioration du solde de 10 milliards l'an prochain. 
    • 500 millions d'euros pour des politiques nouvelles récurrentes sont prévus. 
    • Un milliard d'euros sera consacré à des investissements dans le développement durable, le climat et le numérique, à l'horizon 2024.
  • La Vivaldi a son accord sur le budget 2022

    Dans la matinée, les deux points litigieux - le travail de nuit et du dimanche dans l'e-commerce ainsi que l’exonération de cotisation sur le premier emploi - faisaient finalement l'objet d'un accord. Vers 9h15, le PS nous annonçait lever ses réticences sur le travail de nuit: "Le PS a obtenu les clarifications qu'il attendait. Elles sont rassurantes, et nous pouvons donc souscrire à l'accord".

    Dans la foulée, le cabinet du Premier ministre confirmait que le gouvernement fédéral était tombé d'accord sur le budget 2022 et les dossiers qui y sont liés.


  • Oui mais non

    Les ministres ont travaillé presque toute la nuit. Peu avant 5h, Belga annonçait que le gouvernement fédéral, réuni en comité restreint, s'était accordé sur le budget 2022. Démenti peu après. Deux points de blocages subsistaient: le travail de nuit et du dimanche dans l'e-commerce (réticences du PS) ainsi que l’exonération de cotisation sur le premier emploi (frilosité du MR).

  • Bonjour à tous et à toutes!

    Après plusieurs jours de discussions, les ministres de la Vivaldi sont attendus aujourd'hui avec un accord sur le budget 2022. Le Premier ministre Alexander De Croo fera sa déclaration de politique générale à la Chambre cette après-midi, à 14h30.

    Suivez-nous en direct pour connaître les mesures qui ont été décidées lors de ce conclave et qui permettront de dessiner la vie politique ces prochains mois.

    ©BELGA

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