C'est l'heure des conseils à De Wever

Que De Wever opte pour la discrétion et l'efficacité ne dispense pas les pontes de quelques partis en lice de lui prodiguer quelques conseils.

Ainsi, la présidente du sp.a, Caroline Gennez, espère que l'informateur Bart De Wever rencontrera aussi quelques acteurs du monde financier, comme par exemple le gouverneur de la Banque Nationale. Outre la réforme de l'Etat, il y a aussi du travail dans les matières financières et socio-économique, a-t-elle expliqué vendredi dans l'émission De Ochtend, sur Radio 1. La nomination du président de la N-VA au poste d'informateur est selon elle "un signal important du Palais... Le fait que le Roi envoie sur le terrain un nationaliste flamand montre que le Palais n'a "pas de tabou".

Caroline Gennez se réjouit que l'informateur veuille que sa mission soit courte. Elle remarque qu'il peut mieux utiliser son temps pour créer une confiance, "surtout sur la frontière linguistique". Dans un premier temps, il est important qu'il "montre sa volonté d'apporter des compromis", a-t-elle souligné. 

Le président de la fédération bruxelloise du parti socialiste, Philippe Moureaux, se montre lui, dans De Morgen, partisan d'une "large" majorité des deux-tiers pour le gouvernement. Cela ne veut cependant pas dire pour lui que les réformateurs doivent obligatoirement faire partie de la majorité. Il estime qu'une coalition avec Groen! est également possible. Selon lui, une coalition avec le MR pourrait poser problème car le président du FDF, Olivier Maingain, serait de nouveau à la table des négociations.  "Malgré son intelligence, Olivier Maingain n'a jamais pu rester assis jusqu'à la fin à la table des négociations", a-t-il commenté.

Ecolo d'autre part se dit prêt à rencontrer l'informateur, Bart De Wever, mais il mettra deux éléments sur la table: la présence de Groen! et la nécessité de réaliser des investissements "verts", a expliqué le député francophone, Marcel Cheron, vendredi sur Matin Première (RTBF).
Pour Marcel Cheron, les cartes sont entre les mains de la N-VA et du PS. "Je suis respectueux des résultats des élections", a-t-il expliqué, précisant toutefois qu'Ecolo -qui avait pourtant déclaré en 2007 que "chercher à former un gouvernement fédéral avec un parti qui veut détruire l'Etat fédéral avait peu de sens"- répondrait à l'appel de l'informateur : "Nous n'avons pas la main mais nous répondrons à son invitation et nous lui dirons des choses", a expliqué Marcel Cheron. Les Verts francophones mettront tout d'abord sur la table le "dossier" Groen! . "Non pas pour l'embêter mais parce qu'il ne serait pas logique que la famille verte se sépare. C'est notre volonté d'être aux côtés de Groen! ", a-t-il commenté, précisant cependant qu'aucune exigence ni aucun ultimatum ne seraient imposés.
Ecolo, qui déplore "l'absence de développement durable dans les programmes de la N-VA et du PS" a également l'intention de "parler vert". "Le pays a besoin d'investissements forts dans le cadre d'un développement durable", a remarqué Marcel Cheron.
Concernant le résultat des élections, Marcel Cheron estime qu'Ecolo a perdu de son capital d'adhésion mais a gardé son capital sympathie.

La veille, le CD&V avait jugé positif que le vainqueur des élections ait accepté cette mission. "Le CD&V sera constructif et collaborera pleinement à la recherche de solutions pour les défis auxquels le pays doit faire face". Quant au cdH, il avait fait savoir qu'il se refusait à tout commentaire à propos de la désignation du président de la NV-A comme informateur par le roi, se réfugiant dans une "grande discrétion" pour donner toutes ses chances à la future négociation sur la formation d'un gouvernement fédéral.

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