"Chaque réfugié a le devoir de souscrire à nos valeurs démocratiques"

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Charles Michel s'est adressé aux autorités du pays. Il a axé son discours sur les migrants et le respect des valeurs démocratiques: "Nous ne permettrons jamais que des femmes soient harcelées parce que ce sont des femmes, qu'il s'agisse d'un réfugié ou de quelqu'un d'autre".

Le Premier ministre Charles Michel a appelé, dans son discours aux principales autorités du pays réunies au Palais royal, "chaque réfugié à souscrire à nos valeurs démocratiques" et les Belges à "ne pas faire d'amalgames".

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"Nous avons accueilli les réfugiés avec humanité, sans violence et dans le respect de nos valeurs démocratiques", a affirmé Charles Michel, enchaînant sur l'égalité entre hommes et femmes: "nous ne permettrons jamais que des femmes soient harcelées parce que ce sont des femmes, qu'il s'agisse d'un réfugié ou de quelqu'un d'autre (...) Je suis choqué par ce qui s'est passé en Allemagne lors du nouvel an", a affirmé le Premier ministre.

"C'est très clair pour nous: les personnes qui abusent de notre hospitalité ne peuvent pas bénéficier de protection. Chaque réfugié a le devoir de souscrire à nos valeurs démocratiques. Et nous avons aussi le devoir de ne pas faire d'amalgames", a-t-il ajouté, se disant "fier de l'ouverture et de la tolérance de notre population".

♦ Le roi invite à un "délicat équilibre"

Le roi Philippe, lui, a invité  les autorités du pays à continuer de rechercher l'équilibre entre la solidarité, la capacité d'accueil dont dispose le pays et la volonté d'intégration, afin d'appréhender au mieux le phénomène des migrations.

Migrants économiques, sociaux, environnementaux, déplacés et réfugiés fuyant les conflits: "notre pays a abordé ce défi en assumant sa responsabilité", a estimé le chef de l'État.    "Nous devons continuer à chercher cet équilibre délicat entre le devoir de solidarité, la capacité d'accueil et la volonté d'intégrer et de s'intégrer", a exhorté Philippe.

Trois autres enjeux globaux ont balisé son discours: l'accord mondial sur le climat de la Conférence de Paris, pour lequel "un effort soutenu dans la durée sera nécessaire", les avancées technologiques - "il sera crucial de discerner celles qui portent en elles une réelle amélioration pour l'être humain et pour la cohésion de nos sociétés" -, ainsi que les dangers qui pèsent sur la construction européenne.

"Dans un monde menacé par le retour des vieux démons de la géopolitique, l'Europe est encore et toujours notre plus grand atout, ne le gaspillons pas", a-t-il dit. A cet égard, les crises de l'euro et des migrations s'avéreront à plus long terme être "des jalons sur la route d'une plus grande intégration", a assuré le Roi.
    

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